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Haïti : nouvelle opération sécuritaire de la MINUSTAH à Cité Soleil

Haïti : nouvelle opération sécuritaire de la MINUSTAH à Cité Soleil

Une carte montrant l'île d'Hispaniola avec Haïti en orange et Cuba au nord-ouest.
Plus de 400 casques bleus de la Mission des Nations Unies en Haïti ont mené hier une nouvelle opération sécuritaire à Cité Soleil, un quartier de Port-au-Prince identifié comme la base arrière des gangs qui opèrent dans la capitale. L'opération aurait fait cinq morts.

« Les criminels qui ont essayé désespérément de s'opposer par des armes durant cette opération ont été soit tués soit blessés », a déclaré le porte-parole de la force militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), le lieutenant colonel El OuafiBoulbars, dans un communiqué publié hier à Port-au-Prince.

« Nous sommes dores et déjà certains qu'ils ont subi des pertes sérieuses », a-t-il ajouté.

Selon les informations parues dans la presse, au moins cinq personnes auraient été tuées dans l'opération.

Cette opération s'inscrit « dans le cadre des efforts déployés par les forces militaires de la MINUSTAH en vue de mettre fin à la violence dans la capitale, Port-au-Prince », rappelle le communiqué. « Nous voulons réaffirmer notre détermination à faire de Port-au-Prince une ville sûre et stable », a déclaré le porte-parole de la force militaire de la MINUSTAH.

Plus de 400 casques bleus ont été mobilisés pour cette opération ainsi que 41 véhicules transporteurs de troupes.

Aucune perte n'a été enregistrée dans les rangs des casques bleus durant cette opération, a confirmé la MINUSTAH.

Suite à une opération sécuritaire menée par les troupes du contingent brésilien de la de la MINUSTAH le 29 juin dernier, dans le quartier de Bel Air, à Port-au-Prince, six membres de groupes armés avaient trouvé la mort (voir notre dépêche du 30 juin 2005).

Au micro de la radio de l’ONU, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno a précisé que l’ONU était en train d’ajuster le mandat de ses troupes face à « une tâche qu’aucune armée du monde n’aime entreprendre, tâche qui n’est plus vraiment de la police, face à des gangs puissamment armés, mais qui n’est pas non plus typiquement militaire, puisque les gangs agissent parmi la population civile » (voir l’entretien à la radio de l’ONU – audio).