PNUE : un Atlas pour suivre les effets sur la planète du changement climatique

PNUE : un Atlas pour suivre les effets sur la planète du changement climatique

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Un nouvel Atlas lancé à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement (JME) expose les changements dramatiques, et souvent néfastes, que connaît l'environnement partout sur la planète, indique l'agence de l'ONU pour l'environnement.

Élaboré par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Atlas, intitulé « One Planet Many People: Atlas of Our Changing Environment » [« Une planète, une multitude d'individus: Atlas de notre environnement en mutation »] compare et met en contraste de superbes images satellitaires, prises au cours de décennies passées, avec de magnifiques images contemporaines, parfois inédites, indique un communiqué de l'agence.

La multiplication des serres au sud de l'Espagne, l'expansion significative de l'élevage de la crevette en Asie et en Amérique latine, ainsi que l'apparition d'une péninsule géante en forme de guignol à l'embouchure de la Rivière Jaune figurent parmi les évolutions curieuses et surprenantes enregistrées de l'espace.

L'Atlas peut être consulté en ligne ou acheté à l'adresse suivante : http://www.earthprint.com/show.htm .

Elles sont publiées aux côtés de photographies plus courantes, mais non moins dramatiques, de la disparition des forêts vierges du Paraguay et du Brésil, du développement rapide du gaz et du pétrole dans le Wyoming (États-Unis), des feux de brousse à travers l'Afrique subsaharienne et le recul des glaciers polaires et de montagne.

L'Atlas analyse également l'évolution de certaines villes de pays développés, y compris Las Vegas, qui se développe plus rapidement que toute autre métropole américaine, et Miami, dont l'extension vers l'ouest menace les célèbres Everglades de la Floride et les espèces sauvages et réserves d'eau considérables qu'elles abritent.

Des images satellitaires de Bucarest, de Londres, de Nairobi et de San Francisco, prises spécialement pour « Une planète, une multitude d'individus », y figurent également.

Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du PNUE, a déclaré : « Une personne vivant à San Francisco ou à Londres, en voyant ces images de déforestation et de fente de la banquise arctique, pourrait se demander en quoi ça la regarde. Elle pourrait se dire que ces changements sont le résultat des modes de vies des autres et des habitudes de consommation de personnes à des centaines ou des milliers de kilomètres. Mais elle se tromperait ».

« Les villes absorbent une quantité extraordinaire de ressources, telles que l'eau, des produits vivriers, du bois, des métaux et des hommes. Elles exportent des quantités importantes de déchets, aussi bien domestiques qu'industriels, d'eaux usées et de gaz responsables du réchauffement planétaire. Ainsi, leurs impacts se fait sentir au-delà de leurs frontières géographiques, affectant des régions, des pays et la planète toute entière », explique-t-il.

« Ainsi, l'issue de la bataille du développement durable, pour un monde qui, en matière d'environnement, sera plus équitable, plus sain et plus viable, sera décidée dans nos villes », poursuit Klaus Toepfer.