OCHA/MONUC : les exactions contre la population civile continuent dans l'Est de la R. D. du Congo

OCHA/MONUC : les exactions contre la population civile continuent dans l'Est de la R. D. du Congo

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La poursuite d'attaques brutales et violentes contre la population civile continue de grossir le nombre des personnes déplacées dans trois localités de l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), indique la Coordination humanitaire de l'ONU (OCHA), tandis que la Mission de l'ONU dans le pays fait état d'exactions commises par l'armée nationale congolaise.

« Le 31 mai, à Sonsa, 100 personnes ont fui vers Manono. La Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) y a dépêché une équipe des droits de l'homme pour mener une enquête. Toujours dans la région de Manono, 1 600 personnes ont fui les villages de Kyungu et de Nkumbu en direction de Mpiana », indique un communiqué du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) publié aujourd'hui à New York.

Au Sud-Kivu, une attaque, perpétrée le 23 mai, a contraint 6 000 habitants de Nindja à fuir vers Ihembe, située près de Walungu. Le Comité international de secours a envoyé une équipe dans la région alors que de son côté le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a livré des biens non alimentaires et des biscuits à forte teneur en protéines. La communauté humanitaire s'est également rendue dans le nord, à Kalonge pour évaluer la situation des personnes déplacées originaires de Nindja.

« Plus loin au nord dans la région de l'Ituri, une crise sévit depuis six mois. Les personnes déplacées sont confinées dans six camps surpeuplés situés aux environs de Djugu et d'Irumu. Une suspension de l'aide pourrait mettre en péril la survie de 100 000 personnes dont la majorité sont des femmes et des enfants », rappelle le communiqué.

Par ailleurs, dans un communiqué publié aujourd'hui, la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) indique que des militaires de l'armée nationale ont causé le déplacement d'environ 190 familles dans la localité de Bukavu.

« La Section humanitaire de la MONUC a mené une mission d'évaluation dans les localités de Mukanda et Chiruko, situées dans un périmètre de 3 km de Kavumu, près de Bukavu. La mission visait essentiellement à vérifier les allégations d'exactions commises par des militaires des forces armées congolaises (FARDC) sur des civils et le déplacement subséquent d'environ 190 familles ».

« La MONUC a noté le pillage de maisons privées et a enregistré des allégations d'exécutions sommaires de civils par les militaires des FARDC aussi bien que des cas de violence sexuelle dont ils seraient également les auteurs ».

« Une éventuelle enquête de la MONUC ainsi qu'une assistance aux personnes déplacées, y compris les victimes des violences sexuelles, est à l'étude », indique le communiqué.