Droits de l'homme: le rôle accru des institutions non gouvernementales

9 mai 2005

De l'amélioration du statut des minorités Tsaatan en Mongolie au secours porté aux enfants soldats dans le Nord de l'Ouganda, les institutions nationales et non gouvernementales qui défendent les droits de l'homme sont de plus en plus actives et jouent un rôle de plus en plus efficace, indique le Département de l'information de l'ONU qui a choisi de faire figurer ce thème dans sa liste 2005 des « Dix sujets dont le monde n'entend pas assez parler ».

« Plus de 100 institutions nationales et non gouvernementales, qui ont émergé récemment pour défendre les droits de l'homme des groupes les plus vulnérables, sont de plus en plus actives et de plus en plus efficaces dans des domaines qui vont de la prévention de la torture à lutte contre les discriminations », indique un communiqué du Département de l'information de l'ONU qui a décidé de faire figurer ce thème dans sa liste 2005 des « Dix sujets dont le monde n'entend pas assez parler ».

Depuis que l'Assemblée générale a adopté en 1993, à l'unanimité, les « Principes concernant le statut des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l'homme » - appelés aussi « Principes de Paris » - qui établissent des normes minimales concernant les institutions nationales en matière des droits de l'homme, plusieurs pays ont travaillé en collaboration avec l'ONU pour établir de telles institutions.

Le Département de l'information de l'ONU, qui dénombre aujourd'hui plus de 100 institutions nationales pour les droits de l'homme, les classe en deux grandes catégories : « les commissions » et les « ombudsman », médiateurs modelés sur une institution à l'origine suédoise.

« Ces institutions ne remplacent pas les organes des droits de l'homme des Nations Unies, elles sont complémentaires », précise-t-il.

Ainsi, « en janvier 2005, la Commission indépendante des droits de l'homme pour l'Afghanistan, a lancé un rapport intitulé 'Un appel pour la justice' dans lequel pour la première fois on a demandé aux Afghans d'exprimer leurs points de vue sur des questions aussi vitales que la paix, la sécurité et la justice », rappelle le Département.

Autre exemple, « l'Institut danois pour les droits de l'homme a créé une base de données pour faire prendre conscience de l'impact et des conséquences du terrorisme dans les législations ».

Voir nos dépêches du 6 mai 2005 sur le Nord de l'Ouganda, du 5 mai 2005 sur la fistule, celle du 4 mai 2005 sur la Somalie et celle du 3 mai 2005.

 

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