L'Assemblée générale commémore le 60e anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale

9 mai 2005
L'Assemblée générale

Alors que les dirigeants du monde sont réunis aujourd'hui à Moscou pour commémorer le 60e anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale, l'Assemblée générale a saisi l'occasion de sa propre cérémonie à New York pour souligner l'importance de doter l'ONU des moyens de prévenir de tels événements.

Sur recommandation de la Fédération de Russie, l'Assemblée générale a commémoré aujourd'hui le 60e anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale et en a profité pour souligner l'importance de doter l'ONU des moyens de prévenir de tels événement, indique un communiqué de presse de l'ONU.

Les 21 délégations qui se sont exprimées ont rendu hommage « aux plus de 100 millions de victimes d'un des évènements les plus terribles de l'histoire de l'humanité », comme l'a rappelé le Président de l'Assemblée générale, Jean Ping du Gabon.

En célébrant ainsi le 60e anniversaire de la libération des camps de la mort, de l'avancée des forces alliées et de la chute du régime nazi, selon les mots de la vice-secrétaire générale de l'ONU, Louise Fréchette, les délégations, dont celles d'Israël, ont salué ceux qui se sont battus pour la liberté et la dignité humaine.

La journée du 8 mai a été une journée de libération pour l'Europe, y compris pour l'Allemagne, a ajouté le représentant de l'Allemagne, soulignant, tout comme son homologue du Japon, que le souvenir de la Deuxième Guerre mondiale et des souffrances que son pays a infligées représentent un devoir solennel.

Ce souvenir ne doit pas se limiter à une simple évocation historique mais rester un appel vivant et constant à l'humanité tout entière pour qu'elle dépasse les antagonismes destructeurs, mobilise ses énergies et mette en œuvre ses ressources spirituelles et morales, intellectuelles et physiques pour mettre un terme au fléau de la guerre et à toutes les violations de la dignité humaine, a ajouté le représentant du Luxembourg, au nom de l'Union européenne.

La commémoration ne doit pas non plus faire oublier, a ajouté la représentante des États-Unis, que la fin de la Deuxième Guerre mondiale a ouvert, en Europe centrale et orientale, un chapitre douloureux de l'histoire. En 1945, le partage opéré à Yalta a permis la soumission de cette partie du monde à la volonté de Staline et à 45 ans de dictature, a précisé le représentant de la Pologne, Adam Daniel Rotfeld, qui a aussi estimé que 60 ans après la guerre, il serait souhaitable de reconnaître que le Pacte Ribentropp–Molotov, signé en 1939 entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique pour diviser l'Europe en zones d'influences, était contraire au droit et à la justice.

Une réconciliation, fondée sur une évaluation véritable des conséquences de la Deuxième Guerre mondiale, constituerait la meilleure preuve des leçons tirées de la guerre, a renchéri le représentant de la Lituanie.

Mis à part ces revendications spécifiques, la commémoration de la fin de la Deuxième Guerre mondiale a surtout été l'occasion pour les délégations de rappeler que, nées sur les cendres de cette tragédie, les Nations Unies ont été créées pour empêcher que tels évènements ne se reproduisent.

De multiples appels ont donc été lancés pour que l'on rende l'Organisation capable de relever les nouvelles menaces qui pèsent sur le développement, et la paix et la sécurité internationales à savoir le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, la grande pauvreté, les grandes pandémies, les atteintes à l'environnement et la criminalité organisée, qui ont été énumérés, entre autres, par le représentant de la France.

image• Retransmission de la séance de l'Assemblée générale [120mins]

 

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