HCR : 18 500 personnes ont fui le Togo pour se réfugier au Bénin et au Ghana

3 mai 2005

Le nombre de Togolais fuyant l'insécurité dans leur pays après l'annonce du résultat de l'élection le 26 avril dernier et passant la frontière pour trouver refuge au Bénin et au Ghana continue d'augmenter et atteint maintenant le chiffre de 18 500, indique l'agence de l'ONU pour les réfugiés qui redoutait un exode massif.

« L'exode suscité par la crise politique en cours au Togo continue et le nombre de réfugiés au Bénin et au Ghana, pays voisins, s'élève maintenant à 18 500 », annonce le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué publié aujourd'hui à Hilakondji au Bénin.

« Quelque 10 000 réfugiés ont été enregistrés au Bénin et quelque 8 500 au Ghana depuis l'annonce du résultat des élections au Togo, le 26 avril dernier », indique l'agence de l'ONU pour les réfugiés.

Au Bénin, les réfugiés affirment que beaucoup d'autres sont en route alors que le HCR se prépare à accueillir des réfugiés qui passent les frontières à d'autres endroits que le traditionnel point de passage, Hilakondji.

Depuis ce week-end, informe le HCR, 1 150 réfugiés ont déjà été transférés au camp de Lokossa au Bénin qui pourra accueillir jusqu'à 5 000 personnes. Le camp de Come, déjà complet, accueille 1 100 Togolais.

Quelque 300 autres réfugiés logent dans des églises, situées à côté de la frontière. Certains réfugiés, qui pensaient trouver refuge dans leurs familles au Bénin mais qui n'arrivent pas à les retrouver, demandent maintenant à être hébergé dans les camps.

Un autre camp est en train d'être construit, indique le HCR.

Au Ghana, 1 079 personnes ont été enregistrées depuis ce week-end par le HCR. Contrairement au Bénin, précise le communiqué, le nombre de réfugiés qui arrivent diminue.

Presque tous les réfugiés au Ghana logent dans leurs familles ou chez des amis. Certains des réfugiés au Ghana passent la nuit dans le pays et retournent travailler le jour au Togo. D'autres sont déjà retournés chez eux.

Certains des réfugiés ont dit qu'ils avaient été harcelés par les forces de sécurité du Togo, avait rapporté le Représentant du HCR pour le Togo, le Bénin, le Niger et le Burkina Fasso, Rafik Saidi, dans un communiqué transmis hier (voir notre dépêche du 2 mai 2005).

Après l'annonce de la victoire de Faure Gnassingbé, le mardi 26 avril dernier, des milliers de Togolais, inquiets de la détérioration de la situation dans leur pays, ont franchi les frontières vers le Bénin et le Ghana voisins pour se mettre à l'abri.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.