Haïti : deux chefs de bande tués à Delmas lors d'une opération de la MINUSTAH

Haïti : deux chefs de bande tués à Delmas lors d'une opération de la MINUSTAH

media:entermedia_image:ee71dca0-db1b-4652-950d-79270b04cc42
La Mission des Nations Unies en Haïti et la police nationale haïtienne ont poursuivi dimanche dernier une opération à Delmas qui s'est conclue par la mort de deux chefs de bande, « criminels notoires », et la saisie d'armes et d'équipements de la police, appartenant notamment aux policiers tués en février lors du Carnaval.

La Mission des Nations Unies en Haïti et la police nationale haïtienne ont poursuivi dimanche dernier une opération à Delmas qui s'est conclue par la mort de deux chefs de bande, « criminels notoires » et la saisie d'armes et d'équipements de la police, appartenant notamment aux policiers tués en février lors du Carnaval.

La Police nationale d'Haïti (PNH) et la police civile de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) (CivPol) ont poursuivi, le dimanche 10 avril à Delmas, une opération entamée la veille contre des bandes armées, indique un communiqué de la Mission diffusé aujourd'hui à Port-au-Prince.

Après Ravix Rémissainthe, « un second criminel notoire, René Jean Anthony, alias « Grenn Sonnen » et cinq de ses partisans ont trouvé malheureusement la mort au cours d'échanges de tirs, après avoir opposé une forte résistance à la PNH », précise le communiqué.

«René Jean Anthony a opposé l'une des résistances les plus violentes que les conseillers techniques de la CivPol n'aient enregistré depuis le début de leurs opérations en Haïti », a précisé le porte-parole de la CivPol, Daniel Moskaluk.

La Police nationale d'Haïti a saisi plusieurs fusils d'assaut automatiques gros calibre, des armes de petit calibre et des munitions. Parmi le matériel saisi, la PNH a identifié une arme de poing ayant appartenu à l'un des 4 policiers abattus au début de février lors du week-end de carnaval.

La MINUSTAH indique que ces armes ont été présentées, lundi, au public lors d'un point de presse conjoint entre la PNH et la CivPol au commissariat de police de Delmas 33.

« Ce n'est pas l'objectif de la police de causer des blessures mortelles au cours d'une opération, cependant il relève toujours de la responsabilité de toute institution policière d'assurer la sécurité et le bien-être de la population, en général, et des policiers qui prennent part à l'opération, en particulier », a commenté Daniel Moskaluk, précisant que « les unités de la CivPol ont maintenu leur position jusqu'à la fin sans tirer un coup de feu, tout en fournissant à la PNH l'appui nécessaire pour conduire à terme l'opération ».

Le porte-parole a également estimé que « la saisie d'uniformes de la PNH à la résidence de Delmas 75 venait confirmer la thèse que « des actes criminels commis dans un passé plus ou moins récent, incluant des détournements de véhicules, des assassinats et des enlèvements qu'on voulait attribuer à des éléments de la PNH », pourraient n'être en fait que des actions portant l'empreinte de bandes armées.