Myanmar : appel à une « clarification » après l'ajournement de la Convention nationale

8 avril 2005

Le Secrétaire général a appelé aujourd'hui le Gouvernement du Myanmar à clarifier sa position quant à ses engagements, après sa décision d'ajourner la Convention nationale, qui devait constituer une ouverture politique nationale.

« Notant leur décision d'ajourner la Convention nationale, le Secrétaire général exhorte les autorités du Myanmar, suite aux engagements qu'ils ont pris publiquement, à clarifier leur position au regard du processus de mise en œuvre de la feuille de route et de son calendrier afin de dissiper les incertitudes persistantes à ce sujet », indique un message du Secrétaire général transmis aujourd'hui par son porte-parole.

Le Secrétaire général exhorte également les autorités du Myanmar à « saisir cette occasion pour promouvoir l'harmonie interethnique et renforcer la stabilité politique en invitant les représentants de tous les groupes ethniques nationaux et tous les chefs politiques à un véritable dialogue visant à la réconciliation nationale ».

Comme il l'avait fait déjà le 18 février dernier à l'occasion de la reprise des travaux de la Convention nationale (voir notre dépêche du- 18 février 2005) le Secrétaire général « réitère la nécessité de lever toutes les contraintes qui frappent encore les dirigeants politiques, d'autoriser la réouverture des bureaux de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) [d'Aung San Suu Kyi] et de libérer les prisonniers politiques, y compris les représentants élus ».

Dans son message d'aujourd'hui, il demande également aux autorités du Myanmar de « permettre à son Envoyé spécial de retourner dans le pays aussitôt que possible, afin de faciliter les efforts visant à relancer le dialogue politique entre toutes les parties concernées » et « à tenir compte du conseil bienveillant des pays membres amis de l'ANASE d'accélérer son processus de réforme ».

Le relèvement de ses fonctions du Premier Ministre du Myanmar, le 19 octobre dernier, avait suscité la « préoccupation » du Secrétaire général de l'ONU qui avait invité les autorités à poursuivre le processus de démocratisation (voir notre dépêche du 19 octobre 2004).

 

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