Liban/Syrie : l'Envoyé de l'ONU entame une nouvelle tournée au Moyen-Orient

31 mars 2005

L'Envoyé de l'ONU pour l'application de la résolution du Conseil de sécurité qui demande le retrait des troupes syriennes du Liban transmettra des messages personnels du Secrétaire général aux Présidents syriens et libanais, dans la perspective du prochain rapport que Kofi Annan doit remettre au Conseil de sécurité, à la mi-avril.

« Terje Roed-Larsen, Représentant spécial du Secrétaire général pour la mise en oeuvre de la résolution1559 (2004), partira ce soir pour une visite en Egypte, en Jordanie, en Syrie et au Liban », a annoncé aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU à New York.

« Il mènera des entretiens avec les autorités de ces gouvernements dans le cadre de la mise en oeuvre de la résolution1559 (2004) du Conseil de sécurité » qui exige le retrait de « toutes les troupes étrangères du Liban, « dans la perspective du rapport du prochain rapport du Secrétaire général qui doit être remis au Conseil de sécurité à la mi-avril ».

A Damas et à Beyrouth, Terje Roed-Larsen remettra des messages personnels du Secrétaire général au Président de la Syrie, Bashar Al-Assad et au Président du Liban, Emile Lahoud.

Terje Roed-Larsen s'est entretenu hier à Washington avec le Secrétaire d'Etat américain, Condoleezza Rice et avec le Conseiller national en matière de sécurité, Stephen Hadley, a ajouté le porte-parole.

Le Secrétaire général, Kofi Annan, a rencontré le Président Al-Assad en marge de la réunion de la Ligue des Etats arabes à Alger, le 23 mars 2005, à l'issue de laquelle il s'était déclaré «encouragé par l'engagement que le Président syrien a donné à moi-même ainsi qu'à mon Envoyé spécial, selon lequel il appliquera pleinement et totalement la résolution 1559 du Conseil de sécurité » (voir notre dépêche du 23 mars 2005).

« Je compte sur le retrait total de toutes les troupes syriennes, y compris l'appareil de renseignement et les effectifs militaires, avant les élections parlementaires libanaises », avait précisé le Secrétaire général »

Cette nouvelle série de visites, après celle qui s'était terminée le 11 février dernier (voir notre dépêche du 10 février 2005) intervient au lendemain de la remise au Secrétaire général du rapport d'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri (voir notre dépêche du 30 mars 2005), qui estime que le Gouvernement syrien était responsable au premier chef des tensions politiques qui ont précédé l'assassinat.

Ce rapport recommande l'établissement d'une Commission d'enquête internationale approfondie, conclusion soutenue par le Secrétaire général lors de sa transmission au Secrétaire général, et qui a été acceptée par le Gouvernement libanais dans une lettre au Conseil.

Pour sa part, le Gouvernement syrien s'est déclaré, dans une lettre au Conseil de sécurité, « grandement surpris par la référence contenue dans le rapport à une conversation improbable » entre « le Président syrien et feu le Premier Ministre Al-Hariri ». Le rapport d'enquête fait mention d'une conversation au cours de laquelle M. Assad aurait « proféré des menaces contre la personne de M. Hariri et de M. Joumblatt [le chef politique Druze libanais] s'ils s'opposaient à la prorogation du mandat de M. Lahoud, [l'actuel Président libanais soutenu par la Syrie].

La Syrie a déjà retiré près de 6.000 de ses soldats sur les 14.000 stationnés au Liban.

- Dossier Moyen-Orient du site de l'ONU

 

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