Mort de deux Casques bleus en Haïti : condamnation du Secrétaire général et du Conseil de sécurité

22 mars 2005

Le Secrétaire général et le Conseil de sécurité ont condamné les « lâches attaques » contre des forces de maintien de la paix au cours desquelles deux Casques bleus ont trouvé la mort.

La Mission de l'ONU tentait de déloger des éléments armés qui occupaient un poste de police en se servant de boucliers humains.

« Le Secrétaire général a fait part de sa profonde tristesse en apprenant la mort de deux soldats de maintien de la paix, dimanche 20 mars, en Haïti », indique un message diffusé hier par son porte-parole.

Dans son message, le Secrétaire général se déclare « révolté par ces lâches attaques sur des forces internationales de maintien de la paix, qui ont pour mission d'assurer un environnement stable et sûr en Haïti, en application de la résolution 1542 (2004) du Conseil de sécurité », et déplore que « des groupes armés utilisent des boucliers humains ».

Selon le communiqué, « un Casque bleu du Sri Lanka et un autre du Népal ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions lors de deux incidents séparés, tandis que trois autres soldats du Sri Lanka ont été blessés ».

« Tôt dans la matinée de dimanche, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a lancé une opération conjointe avec la police nationale haïtienne à Petit-Goâve (sud-ouest de Port-au-Prince) pour déloger des éléments armés qui occupaient illégalement le poste de police local depuis août dernier. Après des échanges de tirs nourris, un soldat sri-lankais a été tué et trois autres blessés, tandis que deux éléments armés ont été tués et 12 blessés. La MINUSTAH a réussi à prendre le contrôle du poste de police à l'issue de l'opération », précise le message.

« Plus tard dans la journée, lors d'un incident séparé, des soldats népalais qui installaient un poste de contrôle sur la route entre Mirebalais et Terre Rouge (centre d'Haïti) ont été la cible de coups de feu incontrôlés de la part de groupes armés utilisant des femmes et des enfants comme boucliers. Un soldat népalais a été tué. La MINUSTAH a ensuite mené une opération qui lui a permis de reprendre le contrôle du poste de police de Terre Rouge, qui était occupé illégalement depuis un certain temps par des éléments armés. »

« La MINUSTAH reste déterminée à mettre en œuvre son mandat pour améliorer la situation sécuritaire au service de la poursuite du processus politique en cours », indique par ailleurs le communiqué.

Dans une déclaration diffusée hier également, le Conseil de sécurité condamnait également, « avec la plus grande fermeté », ces deux incidents et appelé « toutes les parties, à Haïti, à renoncer à l'usage de la violence pour réaliser leurs objectifs ».

 

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