Liban : il faudra combler le vide créé par le retrait des forces syriennes, affirme Kofi Annan

21 mars 2005

S'exprimant aujourd'hui sur la question du retrait des forces syriennes du Liban, le Secrétaire général a précisé qu'il faudrait soigneusement le planifier en conjonction avec l'armée libanaise afin de combler le vide créé. Il a également annoncé qu'il pensait être en mesure de remettre jeudi prochain le rapport d'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri.

Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a indiqué aujourd'hui qu'il espérait être en mesure de communiquer le rapport d'enquête sur l'attentat à la bombe qui a causé notamment la mort de l'ex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri, d'ici à jeudi prochain.

Ce rapport, demandé au Secrétaire général par le Conseil de sécurité, a été confié à Peter FitzGerald, qui s'est rendu à Beyrouth le 25 février dernier (voir notre dépêche du 25 février 2005).

Kofi Annan, qui s'exprimait dans le cadre de la conférence de presse de présentation de son Rapport intitulé « Dans une liberté plus grande: vers le développement, la sécurité et les droits de l'homme pour tous » sur la réforme des Nations Unies (voir notre dépêche d'aujourd'hui), a souligné que lors des discussions qu'avaient eu son Envoyé, Terje Roed-Larsen, Représentant spécial pour la mise en oeuvre de la résolution1559 (2004) et le Président Assad de la Syrie, ce dernier s'était engagé à un retrait complet de ses troupes du Liban.

Il a aussi indiqué qu'il espérait rencontrer le Président syrien demain à Alger, où se tiendra le 17ème Sommet de la Ligue arabe.

« Des élections se tiendront bientôt au Liban et d'abord ils doivent mettre en place un nouveau Gouvernement » mais « nous devons nous assurer que le retrait se fait de telle sorte que les forces de sécurité libanaises peuvent remplir le vide qui sera créé », a précisé le Secrétaire général.

« Nous faisons des progrès, mais il faudra gérer la situation avec un grand soin », a-t-il affirmé.

Dans une déclaration transmise le 19 mars par son porte-parole, le Secrétaire général s'était déclaré très inquiet de la « nouvelle de l'attentat à la voiture piégée perpétré tôt dans la matinée du 19 mars à Beyrouth qui a fait 11 blessés ».

Le Secrétaire général s'était déclaré « profondément préoccupé par la montée de la tension au Liban » et avait engagé « toutes les parties concernées à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver la stabilité et l'unité nationale du pays ».

 

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