Moyen-Orient : le Secrétaire général aborde avec les ministres israéliens les prochaines étapes de la Feuille de route

15 mars 2005

Au deuxième jour de sa tournée au Moyen-Orient, le Secrétaire général a rencontré aujourd'hui le Vice Premier ministre israélien, Shimon Pérès, et le Ministre des Affaires étrangères, Silvan Shalom, avec lesquels il a abordé les prochaines étapes de la mise en oeuvre de la Feuille de route, à l'heure où les Palestiniens tiennent au Caire des consultations sur un cessez-le-feu.

Au deuxième jour de sa tournée au Moyen-Orient, le Secrétaire général a rencontré aujourd'hui le Vice Premier ministre israélien, Shimon Pérès et le Ministre des Affaires étrangères, Silvan Shalom, avec lesquels il a abordé les prochaines étapes de la mise en oeuvre de la Feuille de route, à l'heure où les Palestiniens tiennent au Caire des consultations sur un cessez-le-feu.

Interrogé sur les pourparlers qui se tiennent au Caire entre « le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et les organisations palestiniennes terroristes », le Secrétaire général a précisé qu'il s'était « entretenu avec le Président Abu Mazen » - selon le nom de Mahmoud Abbas au sein de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) - et que ce dernier « espérait que la réunion d'aujourd'hui permettrait de parvenir à un accord sur le cessez-le-feu et le non recours à la violence ».

Dans le contexte et dans le cadre d'une paix qui conduise à la création de deux Etats vivant côte à côte en sécurité, « cela devrait être vu, comme le premier pas vers un arrêt final de ce genre d'activités », a estimé le Secrétaire général.

Pour sa part, Silvan Shalom a indiqué que « s'il s'agissait seulement d'obtenir une période calme au lieu d'un véritable cessez-le-feu, cela ne serait pas acceptable ».

« Nous pensons qu'un cessez-le-feu ne fait que donner une chance aux extrémistes de reformer leur infrastructure terroriste », a-t-il souligné, rappelant « que l'on était dans une nouvelle période pleine d'espoir et qu'il ne fallait pas donner aux extrémistes l'opportunité de les briser ».

« Abu Mazen et les leaders palestiniens doit prendre la décision stratégique de remplir leurs obligations dans le cadre de la Feuille de route, en démantelant totalement l'infrastructure terroriste, en fermant les ateliers qui produisent des explosifs et des armes, en fermant les tunnels, mettant fin au trafic d'armes, en poursuivant les terroristes et en cessant les mesures d'incitation », a par ailleurs souligné le Ministre israélien.

Quant à la question de la construction du mur de séparation construit par Israël qui isole Jérusalem-Est de la Cisjordanie, le Secrétaire général a souligné « qu'en tant que membre du Quatuor [le groupe composé des États-Unis, de la Fédération de Russie, de l'ONU et de l'Union européenne] pour le Moyen Orient, qui vise à aider les parties à trouver une solution », « il encourageait toutes les parties à éviter de créer sur le terrain des faits qui rendent un solution difficile à trouver ».

Interrogé, lors de la conférence de presse, sur le retrait des troupes syriennes du Liban, le Secrétaire général a précisé que son Envoyé, Terje Roed-Larsen, Représentant spécial pour la mise en oeuvre de la résolution1559 (2004), travaillait avec la Syrie à cette fin et qu'elle avait déjà commencé son retrait (voir notre dépêche du 14 mars 2005).

« M. Larsen ne m'a pas encore fait rapport donc je ne peux entrer dans les détails des arrangements avec les Syriens, mais j'espère qu'il aura lieu avant les élections », a précisé encore le Secrétaire général. Le porte-parole du Secrétaire général a indiqué aujourd'hui lors de son point avec la presse que l'Envoyé de l'ONU rendrait son rapport à la fin de cette semaine.

A cet égard, le Secrétaire général a exprimé l'espoir que « le deuxième tour des élections se passera aussi facilement que le premier ».

« Je pense qu'il existe une nouvelle atmosphère dans le pays, et j'espère que quoi qu'il arrive cela se fera dans le respect de l'Etat de droit et des pratiques démocratiques », a-t-il précisé.

Interrogé sur la forte influence du Hezbollah, Kofi Annan a rappelé qu'il s'agissait aussi d'un parti politique, et que le Gouvernement et le peuple libanais devraient trouver une solution. Pour sa part, le Président israélien a fait observer que « ce n'est qu'au Moyen-Orient que l'on trouve un parti politique représenté au Parlement qui dispose de sa propre armée ».

Avant la cérémonie d'inauguration du nouveau musée de l'Holocauste à Jérusalem, le Secrétaire général s'est aussi entretenu avec le Vice-Premier ministre, Shimon Peres, afin de continuer les discussions sur le processus de paix(voir notre dépêche du 15 mars 2005).

Kofi Annan avait rencontré hier le Premier Ministre israélien, Ariel Sharon et le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (voir notre dépêche du 14 mars 2005).

 

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