Liban : l'Envoyé de l'ONU se rend en Egypte avant Damas et Beyrouth

10 mars 2005

Dans la recherche d'un « retrait total » des forces syriennes du Liban en application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, l'Envoyé spécial du Secrétaire général s'est rendu aujourd'hui en Egypte avant d'entamer des discussions à Damas et à Beyrouth.

Terje Roed-Larsen, Représentant spécial du Secrétaire général pour la mise en oeuvre de la résolution1559 (2004), a rencontré aujourd'hui à Charm el-Cheikh le Président égyptien, Hosni Moubarak, afin de débattre du retrait des troupes et des services de renseignement syriens du Liban, a informé aujourd'hui la porte-parole du Secrétaire général, Marie Okabe, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU à New York.

« Les discussions ont aussi porté sur les élections parlementaires à venir au Liban, les milices actives au Liban et de façon générale sur la stabilité de la région », a précisé la porte-parole.

Interrogée aujourd'hui sur la position du Secrétaire général quant au statut du Hezbollah, en tant que parti ou organisation terroriste, la porte-parole a précisé qu'à l'ONU, la seule liste disponible était celle du Comité de lutte contre Al-Qaida et les Talibans dit Comité 1267.

« Le nouveau Secrétariat du Comité contre le terrorisme est probablement aussi en train de dresser une liste », mais pour l'instant c'est la seule disponible et le Hezbollah n'y figure pas.

Le 8 mars, le Secrétaire général avait souligné, à propos de la manifestation du Hezbollah à Beyrouth, que sa présence était «un fait que nous devons accepter », ajoutant qu'il fallait être « conscient des forces en présence dans la société libanaise » et « qu'il faudrait en tenir compte dans la mise en oeuvre de la résolution » (voir notre dépêche du 8 mars 2005).

Terje Roed-Larsen, qui doit se rendre ensuite en Jordanie, a indiqué qu'il « était en bonne intelligence avec le Président égyptien et qu'ils restaient en contact ». Il a aussi remercié le Gouvernement égyptien pour son rôle constructif en vue de sauvegarder la stabilité dans la région.

C'est notamment grâce à l'initiative de l'Egypte que les autorités israéliennes et palestiniennes se sont rencontrées au Sommet de Charm el-Cheikh, en février dernier, à l'occasion duquel elles ont annoncé la cessation des violences (voir notre dépêche du 8 février 2005).

Lors d'une conférence de presse à donnée hier à Madrid en présence du Premier Ministre

le Secrétaire général a rappelé que son Envoyé se rendrait auprès du Président Bashir Al-Assad de la Syrie, et du Président Emile Lahoud du Liban.

« Du point de vue du Conseil de sécurité, le point central est qu'il y ait un retrait total [des forces syriennes du Liban], qu'il soit accompli en application de la résolution 1559 du Conseil, de l'Accord de Taëf [qui a mis fin à la guerre civile au Liban] ou d'une décision du Gouvernement syrien », a déclaré Kofi Annan, qui a ajouté « qu'il aurait une meilleure perspective de la situation » au retour de son Envoyé.

 

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