Liban : le Secrétaire général « étudie avec attention » le plan de redéploiement syrien

7 mars 2005

Le Secrétaire général a déclaré samedi qu'il étudiait soigneusement l'annonce faite par le Président d'un repli des troupes syriennes au Liban et a informé que son Envoyé spécial, Terje Roed-Larsen, se rendra bientôt à Beyrouth et à Damas.

« Le Secrétaire général a pris note du discours prononcé [samedi 5 mars 2005] à Damas par le Président syrien, Bashar Al Assad, et l'étudiera avec attention », indique un message transmis le 5 mars par son porte-parole.

Le Secrétaire général réagissait à la déclaration faite, selon les informations parues dans la presse, par le Président syrien qui entend redéployer ses troupes vers la Vallée de la Bekaa, dans l'Est du Liban, d'ici à la fin du mois de mars.

La Syrie dispose encore de 14.000 troupes sur le territoire libanais, dont le Conseil de sécurité a demandé le retrait dans sa résolution 1559 (2004) qui « demande instamment à toutes les forces étrangères qui y sont encore de se retirer du Liban ».

Cet appel a été maintes fois réitéré par le Secrétaire général, qui doit établir un rapport au Conseil d'ici au mois d'avril prochain (voir notre dépêche du 3 mars 2005).

La résolution demande aussi « que toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées » et « soutient l'extension du contrôle exercé par le Gouvernement libanais à l'ensemble du territoire du pays ».

Dans son message, le Secrétaire général indique qu'il a requis de son « Envoyé spécial, Terje Roed-Larsen, qu'il se rende à Beyrouth et à Damas afin qu'il discute avec les autorités libanaises et syriennes de la mise en oeuvre totale, complète et immédiate de la résolution 1559 du Conseil de sécurité ».

Terje Roed-Larsen, Représentant spécial du Secrétaire général pour la mise en oeuvre de la résolution1559 (2004), s'était déjà rendu en visite dans la région en février, à l'issue de laquelle il s'était encouragé (voir notre dépêche du 10 février), mais qui avait été suivie d'un attentat meurtrier qui a coûté la vie, entres autres, à Rafic Hariri, ex-Premier ministre du Liban et parlementaire d'opposition (voir notre dépêche du 14 février 2005).

A la demande du Conseil de sécurité, le Secrétaire général a lancé une enquête, actuellement en cours, sur cet attentat (voir notre dépêche du 25 février 2005).

 

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