Timor-Leste : une Commission de l'ONU pour combattre l'impunité

18 février 2005

Le Secrétaire général a nommé aujourd'hui les trois experts de la Commission indépendante chargée de rendre compte de la poursuite, par les autorités indonésiennes et timoraises, des violations des droits de l'homme commises au Timor oriental en 1999, suivant en cela une demande du Conseil de sécurité de prendre des mesures pour combattre l'impunité.

« Le Secrétaire général a décidé de nommer le Juge Prafullachandra Bhagwati, de l'Inde, le Professeur Yozo Yokota, du Japon et Shaista Shameem, de Fidji, pour siéger à une Commission d'experts indépendante afin d'examiner la poursuite des graves violations des droits de l'homme au Timor oriental en 1999 », indique un message transmis aujourd'hui par son porte-parole.

Rappelant que, dans sa résolution 1573 (2004) sur le Timor Leste, le Conseil de sécurité réaffirmait la nécessité de « combattre contre l'impunité », le Secrétaire général avait informé le 11 janvier dernier, son intention d'établir un Comité d'experts.

« La Commission devra évaluer les progrès accomplis dans les processus judiciaires » à Dili, capitale du Timor Leste et à Jakarta, capitale de l'Indonésie et « faire des recommandations au Secrétaire général quant aux mesures qui pourraient être prises », indique le Secrétaire général.

« Elle pourrait aussi envisager la façon dont son analyse pourrait prêter assistance à la Commission Vérité et Amitié, dont l'Indonésie et le Timor-Leste ont convenu de la création », ajoute le message, qui indique que le Secrétaire général avait précisé, le 22 décembre dernier, dans des lettres au Président Yudhoyono de l'Indonésie et au Président Gusmao du Timor-Leste, la mission de la Commission, et requis leur coopération.

« Le Secrétaire général estime que les travaux de la Commission devraient venir compléter ceux de la Commission Vérité et Amitié, et exprime son espoir que les Gouvernement de l'Indonésie et du Timor-Leste prêteront leur pleine coopération à la Commission d'experts ».

Dans son dernier rapport sur le Timor-Leste, le Secrétaire général présentait un état de la poursuite des crimes graves et relevait « par ailleurs la décision prise par la Cour d'appel de Djakarta qui avait renversé quatre condamnations prononcées par le Tribunal spécial des droits de l'homme de l'Indonésie ainsi que la réduction de la peine dans une autre affaire » (voir notre dépêche du 23 août 2004).

« Les responsables de crimes graves commis en 1999 doivent répondre de leurs actes, et il est essentiel que l'on puisse constater que justice est faite dans ces affaires », soulignait Kofi Annan à cet égard.

 

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