Darfour : le Secrétaire général appelle l'OTAN et l'UE à l'aide

Darfour : le Secrétaire général appelle l'OTAN et l'UE à l'aide

Le Secrétaire général a appelé hier l'OTAN et l'Union européenne à apporter au plus vite une aide concrète à l'Union africaine pour mettre fin à la tragédie du Darfour et rappelé que les capacités de l'Union africaine en matière de sécurité restaient dérisoires au regard de l'ampleur du problème.

« Même avec l'aide de l'ONU, de l'Union européenne, des États-Unis et d'autres donateurs, les capacités de l'Union africaine en matière de sécurité restent dérisoires au regard de l'ampleur du problème » au Darfour, la province de l'Ouest du Soudan (carte), a déclaré le Secrétaire général dans un discours prononcé dimanche 13 février à Munich, lors la 41e Conférence annuelle sur la sécurité internationale.

« Chaque jour qui passe voit mourir des personnes dont nous n'avons pas assuré la protection », a rappelé Kofi Annan.

« Des mesures supplémentaires doivent être prises d'urgence. Les organisations qui disposent de capacités réelles – comme l'OTAN et l'Union européenne, qui sont largement représentées dans cette conférence – doivent réfléchir sérieusement à l'aide concrète qu'elles peuvent apporter pour mettre fin à cette tragédie », a indiqué le Secrétaire général.

« Nous devons travailler ensemble, en étroite coopération, et établir une stratégie efficace pour mettre fin aux tueries et protéger les plus vulnérables. Ce serait abandonner les populations du Darfour que ne pas agir », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a également rappelé « qu'au Darfour, une commission d'enquête des Nations Unies avait établi, le mois dernier, que la population civile avait été victime de crimes de guerre, qui pourraient bien constituer des crimes contre l'humanité » et que « le Conseil de sécurité étudiait à présent les dispositions à prendre pour veiller à ce que les auteurs de ces actes répondent de leurs crimes » (voir notre dépêche du 1er février 2005 et celle du 2 février 2005).

Le Secrétaire général a par ailleurs rappelé que « dans des conditions particulièrement difficiles, l'ONU s'apprêtait à déployer une opération de maintien de la paix dans le sud du Soudan, afin d'appuyer l'accord de paix récemment conclu » (voir notre dépêche du 4 février 2005).