Armes légères : le Secrétaire général recommande une meilleure interaction entre les organes de l'ONU

Armes légères : le Secrétaire général recommande une meilleure interaction entre les organes de l'ONU

media:entermedia_image:50dc6e77-0d97-4028-9758-a6ae47c92dc9
Malgré des progrès dans la coopération permettant le traçage des armes légères, et pour réglementer leur courtage, particulièrement sensible dans lutte contre le terrorisme, le dernier rapport du Secrétaire général sur les armes de petit calibre estime que « plusieurs domaines laissent à désirer », notamment dans la coopération et le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale.

« D'importants progrès ont été accomplis dans des domaines clefs, comme par exemple le renforcement de la coopération pour permettre aux États de tracer les armes légères et de petit calibre illicites, la création systématique de mécanismes de contrôle de l'application des sanctions et l'adoption de mesures plus vigoureuses en cas de violation des embargos sur les armes », note le dernier rapport du Secrétaire général au Conseil de sécurité sur les armes légères, diffusé aujourd'hui.

Ce rapport est soumis conformément à la déclaration du Président du Conseil de sécurité en date du 19 janvier 2004 (S/PRST/2004/1), dans laquelle il a été demandé au Secrétaire général de présenter au Conseil un rapport sur l'application de toutes les recommandations contenues dans son rapport sur les armes légères en date du 20 septembre 2002 (S/2002/1053).

« Je me félicite en particulier des progrès accomplis sur la question du courtage illicite des armes légères, qui constitue un sujet de préoccupation, notamment pour ce qui touche les activités des groupes terroristes », indique le Secrétaire général dans son rapport.

Par ailleurs, sur le contrôle de l'exportation et du transit des armes légères, le Secrétaire général souligne que « le Conseil de sécurité a continué d'encourager les États qui ne l'ont pas encore fait à prendre les mesures nécessaires, législatives ou autres, y compris l'utilisation de certificats authentifiés d'utilisateur final, pour assurer un contrôle efficace de l'exportation et du transit des armes légères ».

Le rapport du Secrétaire général note toutefois que plusieurs domaines laissent encore à désirer, en particulier pour ce qui est des interactions entre le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale au sujet des armes légères et de petit calibre.

A cet égard, le Secrétaire général « recommande que le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale constituent, afin de faciliter l'élaboration d'une politique cohérente et globale des Nations Unies en matière d'armes légères, un petit comité chargé d'étudier les modalités de collaboration à ce sujet entre les deux organes ».

Le rapport souligne par ailleurs l'importance particulière de l'appui aux services consultatifs sur les armes légères et à l'aide à la réinsertion des ex-combattants.

« Il est indispensable que le Conseil de sécurité adopte une approche globale et régionale des opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion et qu'il prenne des mesures appropriées en ce qui concerne les activités transfrontières ».

En effet, note le Secrétaire général, « les opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion ont de plus grandes chances de succès lorsque des mesures rigoureuses sont en place pour s'attaquer aux liens entre le commerce illicite de ressources naturelles et autres, le trafic d'armes légères, l'enlèvement et le recrutement transfrontières d'enfants, et les conflits armés ».

« De plus, les dispositions concernant le désarmement, la démobilisation et la réinsertion devraient continuer à traiter non seulement des aspects politiques et de sécurité, mais aussi de leurs aspects sociaux et économiques, notamment les besoins particuliers des ex-combattants, y compris les femmes et les enfants, et des communautés d'accueil ».

« Je note également avec satisfaction que le Conseil s'efforce plus résolument d'adopter des mesures pour identifier et punir les États Membres qui violent les embargos sur les armes et ceux qui soutiennent ces violations », indique Kofi Annan, ajoutant « qu'il convient de noter en particulier les mesures qui figurent dans la résolution 1572 (2004) concernant la Côte d'Ivoire ».

Toutefois, en ce qui concerne l'application des résolutions du Conseil de sécurité en matière de sanctions, le Secrétaire général note que « les résultats restent tributaires de la volonté politique et des capacités techniques des États Membres en la matière ».

« L'inclusion à titre exceptionnel des systèmes de défense aérienne portatifs dans le Registre des armes classiques, ainsi que l'appui croissant en faveur d'une incorporation des transferts internationaux d'armes légères au système de rapports et au Registre de l'ONU », marquent également une évolution encourageante, souligne le rapport du Secrétaire général.