Côte d'Ivoire : l'ONUCI préoccupée par la montée de l'insécurité

9 février 2005

La présence de groupes armés et de milices apparaît désormais comme une menace à la sécurité, indiquent les forces de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), qui estiment que ces groupes risquent d'entraver les patrouilles militaires menées avec l'armée ivoirienne en réponse à la montée de l'insécurité dans certaines villes du pays.

La présence de groupes armés et de milices apparaît désormais comme une menace à la sécurité, indiquent les forces de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), qui estiment que ces groupes risquent d'entraver les patrouilles militaires menées avec l'armée ivoirienne en réponse à la montée de l'insécurité dans certaines villes du pays.

« L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) exprime sa vive préoccupation face à la montée de l'insécurité dans certaines villes de Côte d'Ivoire, et particulièrement à Abidjan », indique un communiqué de la Mission diffusé aujourd'hui.

L'ONUCI rappelle que « pour contribuer à mettre un terme à cette hausse de la criminalité, les militaires et les éléments de la police civile de l'ONUCI effectuent depuis décembre dernier des patrouilles mixtes sur le terrain avec les Forces de Défense et de Sécurité ivoiriennes ».

Alors que « les opérations qui se poursuivent ont pour but d'améliorer la sécurité, de rassurer et d'apaiser les populations », la Mission de l'ONU prévient que « les effets positifs de ces opérations risquent d'être sérieusement compromis par les activités de groupes armés et de milices dans les quartiers populaires ».

« L'ONUCI lance donc un appel pressant aux autorités compétentes pour qu'elles prennent des dispositions fermes pour désarmer et démanteler sans délai ces groupes », conformément à la résolution 1528 et à la résolution 1572 (2004) du Conseil de sécurité.

Dans sa dernière résolution sur la Côte d'Ivoire (S/RES/1584/2005), le Conseil de sécurité, renforçant les mesures de vérification de l'embargo sur les armes, demandait au Gouvernement de Côte d'Ivoire et aux Forces nouvelles d'établir, « dans un délai de 45 jours à compter de la date d'adoption de la présente résolution, la liste complète des armements en possession de ces forces armées et en possession des forces paramilitaires et des milices qui en dépendent » (voir notre dépêche du 1er février 2005).

Il se déclarait également “gravement préoccupé par le fait que les deux parties ivoiriennes emploient des mercenaires” et leur demandait “instamment de mettre immédiatement fin à cette pratique”.

Le 2 février dernier, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d'Ivoire par intérim, Alan Doss, s'était rendu à Bouaké (carte), dans le Nord du pays, où il avait notamment abordé la question de la sécurité avec des représentants des Forces Nouvelles (voir notre dépêche du 2 février 2005).

 

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