Un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien au centre de la Conférence de Kobe

17 janvier 2005

Après l'appel du Secrétaire général la semaine dernière en faveur de la mise en place d'un système d'alerte mondial pour toutes les catastrophes naturelles, l'établissement d'un système de prévention des tsunamis dans l'océan Indien sera au centre de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes qui se tiendra du 18 au 22 janvier à Kobe.

La Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes s'ouvrira demain, dix ans après la destruction, le 17 janvier 1995, de la ville de Kobe au Japon, par un séisme gigantesque qui avait fait plus de 6 000 morts et près de 40 000 blessés en 20 secondes, annonce un communiqué du Secrétariat de la stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles (SIPC) publié aujourd'hui.

« Ce n'est pas une coïncidence si la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes va se tenir en Asie », a déclaré Salvano Briceño, Directeur du Secrétariat de la SIPC, expliquant que « l'Asie était le continent qui était le plus sujet aux catastrophes naturelles » et que « depuis 1994, la moitié des victimes de catastrophes naturelles vivait sur ce continent ».

« La mise en place d'un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien fera l'objet d'une session extraordinaire convoquée par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et l'Agence météorologique japonaise », a indiqué l'UNESCO dans un communiqué publié aujourd'hui.

Le projet consistant à étendre à l'océan Indien un système d'alerte et de prévention des tsunamis avait été annoncé la semaine dernière par le Directeur de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura (voir notre dépêche du 11 janvier).

« Rendre opérationnel un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien doit être l'un dés résultats de la Conférence de Kobe », a déclaré pour sa part Klaus Toepfer, Directeur du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) dans un communiqué publié le samedi 15 janvier à Nairobi.

Dans une allocution prononcée à la Conférence de Maurice, Kofi Annan avait appelé à l'établissement d'un système d'alerte mondial pour toutes les catastrophes naturelles (voir notre dépêche du 13 janvier).

« Trois milliards d'êtres humains vivent dans des endroits sujets à des catastrophes naturelles telles que volcans, ouragans et tremblements de terres, soit presque la moitié de la population de la terre » et « 250 millions de personnes voient chaque année leur vies dévastées par des catastrophes naturelles », avait rappelé de son côté Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires (voir notre dépêche du 13 janvier).

« C'est un problème sous-estimé dans le monde », avait regretté ce dernier . « Si le terrorisme et les guerres sont de graves problèmes, les catastrophes naturelles en représentent de plus graves encore », avait-il insisté.

 

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