Kofi Annan témoin de la dévastation à Aceh

Kofi Annan témoin de la dévastation à Aceh

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« Je n'ai jamais vu de destructions d'une telle ampleur », a déclaré aujourd'hui Kofi Annan devant les kilomètres de côtes dévastées à Sumatra, en Indonésie, rappelant que l'aide logistique de l'ONU ne pouvait provenir que de ses Etats Membres et que leur soutien individuel était donc crucial.

« Nous avons voyagé le long de la côte Ouest [de Sumatra] et je dois admettre que je n'ai jamais vu de destructions d'une telle ampleur, kilomètre après kilomètre. Et l'on se demande, où sont les gens ? Que leur est-il arrivé ? », a déclaré aujourd'hui, dans une conférece de presse, le Secrétaire général, après avoir visité le nord de l'Ile de Sumatra, en Indonésie (carte), et au lendemain de l'appel humanitaire lancé en faveur des victimes du raz-de-marée qui a frappé l'Asie du Sud et l'Afrique orientale le 26 décembre 2004.

« Nous avons pu également nous rendre à Meulaboh, où nous avons vu les gens ramasser les débris et reprendre leur vie. Bien sûr, on évoque la résistance de l'être humain et je pense qu'avec le temps, et un soutien du gouvernement et de la communauté internationale, la population pourra reprendre sa vie normale, mais elle aura besoin d'une aide importante » y compris psychologique, a-t-il indiqué.

Interrogé sur la coordination avec les Etats-Unis, Kofi Annan a estimé que « nous sommes tous dans le même bateau » et que les efforts des Etats-Unis et du Groupe restreint, la « coalition internationale de secours » regroupant aussi l'Australie, l'Inde et le Japon, « avaient été absolument cruciaux ».

« Ils ont la capacité logistique nécessaire pour nous permettre d'intervenir malgré le manque d'infrastructure. Ils ont aidé avec l'équipement lourd, l'aéroport et maintenant, bien sûr, avec les hélicoptères », a-t-il précisé, indiquant que la distribution de l'assistance se faisait avec les équipes de l'ONU et le gouvernement.

Kofi Annan a estimé « injustes » les commentaires selon lesquels l'ONU serait intervenue « tardivement ». « L'ONU est aussi forte que le sont ses membres », a-t-il affirmé rappelant qu'elle n'avait pas d'équipements et qu'elle devait reposer sur les gouvernements.

Il a par ailleurs précisé que lorsque le centre de commande conjoint serait mis en place, la coordination et la coopération seraient encore plus étroites.

Hier, lors d'un /fr/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=9781&Cr=Egeland&Cr1=Tsunami au Siège de l'ONU à New York, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence avait confirmé que le « Groupe restreint » se dissolvait de lui-même et que la coordination de tous les secours avait été confiée à l'ONU.