Soudan : le Conseil de sécurité salue la signature de l'accord de paix Nord-Sud

5 janvier 2005

Dans une déclaration à la presse faite par son président, le Conseil de sécurité de l'ONU a salué l'accord de paix sur le Soudan signé le 31 décembre 2004, à l'heure où l'ONU prépare le retour de nombreuses personnes déplacées au Darfour.

« Les membres du Conseil de sécurité, rappelant les précédentes résolutions et la réunion du Conseil de sécurité de Nairobi de novembre 2004, se félicitent de la signature de l'accord de paix du 31 décembre 2004 ainsi que de la signature officielle de l'accord qui doit intervenir prochainement», a déclaré aujourd'hui le président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier 2005, César Mayoral, ambassadeur de l'Argentine.

Ce dernier présentait le programme du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, qui abordera la question du Soudan, lors d'une réunion publique, le mardi 11 janvier (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

En attendant la cérémonie officielle, la signature de l'accord final entre le Nord et le Sud Soudan a mis fin à 21 ans de guerre civile entre le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée/Mouvement populaire de libération du Soudan, représenté par John Garang (voir notre dépêche du 31 décembre 2004).

« L'ONU envoie une mission d'évaluation dans la région de Tina, dans la province du Nord Darfour, au Soudan (carte), afin d'estimer les conditions de retour d'un grand nombre de personnes déplacées », a par ailleurs informé aujourd'hui la porte-parole du Secrétaire général, Marie Okabe, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU, à New York.

« Des représentants du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et d'organisations non gouvernementales (ONG) se sont rendues lundi dans les camps de Tawila et de Dali, également au Nord Darfour, afin d'évaluer les possibilités de retours », a-t-elle ajouté.

Marie Okabe a précisé que les personnes déplacées dans ces camps avaient « exprimé un certain nombre de préoccupations, notamment le doublement du prix de certains produits de base, et le manque de médicaments et de services de santé ».

« Ils ont aussi fait part de leur crainte de nouvelles attaques », a-t-elle déclaré.

Lors d'une conférence de presse donnée aujourd'hui, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, a rendu hommage à la « compassion » mondiale envers les victimes du tsunami en Asie du Sud et en Afrique orientale, mais il a prévenu que « si le niveau d'assistance n'était pas maintenu tout au long de l'année, ce serait 'une très mauvaise nouvelle pour l'Afrique', notamment la Guinée, le Congo et le Soudan » (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.