Le Conseil de sécurité appelle à la mobilisation humanitaire

Le Conseil de sécurité appelle à la mobilisation humanitaire

César Mayoral, ambassadeur de l'Argentine
Le président du Conseil du sécurité pour le mois de janvier, également Représentant de l'Argentine, qui présentait aujoud'hui le programme de travail du Conseil et inaugurait son mandat en tant que membre nouvellement élu avec le Danemark, la Grèce, le Japon et la Tanzanie, a fait savoir que le Conseil appelait la communauté internationale à répondre à la crise humanitaire causée par le tsunami.

« Les membres du Conseil ont rendu hommage aux efforts du Secrétaire général, Kofi Annan et du Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, Jan Egeland », exhortant « la communauté internationale à répondre à la crise humanitaire causée par le tsunami », a déclaré aujourd'hui au nom du Conseil de sécurité son président pour le mois de janvier 2005, César Mayoral, ambassadeur de l'Argentine.

César Mayoral a par ailleurs informé que les membres du Conseil avaient aujourd'hui « observé une minute de silence en hommage aux victimes du tsunami, le raz-de-marée d'origine sismique qui s'est produit dans l'océan Indien le 26 décembre 2004 ».

« Les membres du Conseil ont exprimé leurs sincères condoléances aux familles des victimes de cette catastrophe naturelle, qui a touché de nombreux pays de par le monde », a-t-il déclaré.

César Mayoral s'exprimait pour la première fois devant la presse en sa qualité de président du Conseil, au Siège de l'ONU à New York, à l'issue d'une séance de consultations du Conseil de sécurité, en présence du ministre des Affaires étrangères de l'Argentine, Rafael Bielsa.

L'Argentine fait partie des pays nouvellement élus au Conseil de sécurité qui entament un mandat de deux ans aux côtés du Danemark, de la Grèce, du Japon et de la République-Unie de Tanzanie.

Ces cinq membres non permanents du Conseil de sécurité succèdent à l'Angola, au Chili, à l'Allemagne, à l'Espagne et Pakistan dont les mandats ont expiré le 31 décembre 2004 (voir la page consacrée aux membres du Conseil de sécurité sur le site de l'ONU).

L'ambassadeur de l'Argentine a par ailleurs exprimé le soutien du Conseil de sécurité à la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles qui aura lieu à Kobe (Japon), du 18 au 22 janvier et à la réunion ministérielle qui doit avoir lieu à Genève du 6 au 11 janvier 2005, sur l'assistance humanitaire aux victimes du tsunami.

Hier, Margareta Wahlstrom, Coordonnatrice spéciale pour l'assistance humanitaire aux communautés affectées par le tsunami, a annoncé la tenue de cette réunion qui se tiendra demain simultanément avec l'Appel humanitaire lancé par Kofi Annan à Jakarta, en présence des Etats Membres et des Etats membres du Comité permanent interorganisations, afin de recueillir et d'assurer le suivi des contributions (voir notre dépêche du 4 janvier 2005).

« Concernant les élections palestiniennes, le Conseil espère qu'une retenue sera observée, afin de permettre leur déroulement de manière libre, équitable et ouverte », a-t-il par ailleurs déclaré ce matin.

Interrogé sur le rôle que pouvait jouer l'Argentine qui a d'importantes minorités juives et arabes, dans le règlement de la crise au Moyen-Orient, César Mayoral a indiqué que son « pays avait été le premier à voter en faveur de la création de l'Etat d'Israël » et que « parallèlement il soutenait les résolutions du Conseil de sécurité sur les territoires occupés par Israël ».

Il a donc exprimé l'espoir que les élections présidentielles palestiniennes, qui se dérouleront à Gaza et en Cisjordanie le 9 janvier prochain, constituent une première étape vers la réactivation du processus de paix.

Le programme de travail du Conseil s'ouvrira demain par des consultations sur la République centrafricaine, la République démocratique du Congo. Lundi 10 janvier, le Conseil de sécurité consacrera sa première réunion publique à l'Afghanistan, suivie le lendemain d'une réunion consacrée au Soudan.

imageRetransmission de la conférence de presse (à la suite de la conférence de presse de Jan Egeland)[65mins – début à la 52ème minute]