Asie du Sud : Jan Egeland salue les efforts des pays touchés

2 janvier 2005

Une semaine exactement après la catastrophe qui a ravagé l'Asie du Sud, le Coordonnateur de l'ONU estime qu'il faudra apporter une aide alimentaire d'urgence à 1.8 millions de personnes, même s'il s'est déclaré plus « optimiste » quant à la capacité de la communauté internationale à venir en aide aux pays touchés, qui doivent rester aux commandes de la coordination des secours.

« Il ressort désormais qu'une aide alimentaire devra être apportée à près de 1,8 millions de personnes dans les pays affectés », chiffre qui pourrait continuer à croître, a déclaré aujourd'hui Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, lors d'une conférence de presse donnée ce matin au Siège de l'Organisation, à New York.

Parmi les régions les plus touchées, Jan Egeland a cité l'Indonésie, les Maldives et le Sri Lanka, ainsi que l'Inde, l'est de la Somalie et l'ouest de la Thaïlande.

« Il devrait être possible d'atteindre les 700.000 personnes dans le besoin au Sri Lanka dans les trois prochains jours, mais il faudra nettement plus de temps pour parvenir au million de personnes restant en Indonésie », a-t-il précisé.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires s'est déclaré « plus optimiste qu'il ne l'était hier et encore plus qu'il ne l'était avant-hier » concernant la capacité de la communauté internationale à relever l'énorme défi consistant à venir en aide à quelque cinq millions de personnes affectées par les ravages du tsunami, soulignant qu'au premier rang de la coordination devaient venir les pays touchés eux-mêmes.

Si les interventions doivent être autosuffisantes et dotées de tous les moyens et équipements nécessaires, à moins qu'ils ne soient disponibles sur place, les commandes doivent être laissées aux communautés et aux pays eux-mêmes, a souligné le Secrétaire général adjoint, assurant que ces « véritables héros » avaient très vite compris ce qu'il fallait faire pour faciliter l'acheminement de l'assistance internationale.

Jan Egeland a notamment évoqué la nécessité d'être « exemptés des formalités douanières et de tout obstacle bureaucratique », « car nous devons avoir un accès direct aux populations ».

«A ce jour, 58 groupes sont en mesure d'opérer à Banda Aceh en Indonésie, épicentre de la catastrophe ». Dans la même région, Oxfam fournit désormais de l'eau à plus de 6 014 camps et « Médecins sans frontières » y dirige 5 cliniques, a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général adjoint s'est par ailleurs félicité que des centres logistiques conjoints soient déjà pleinement opérationnels à Rome, à Jakarta et à Aceh et qu'un centre de commande et de contrôle ait été installé en Thaïlande pour la coordination civile et militaire. À Djakarta et à Banda Aceh, les centres de coordination ont été reliés à Internet pour pouvoir évaluer les besoins à distance et éviter une aide non requise.

Jan Egeland a, une nouvelle fois, confirmé que le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, se rendra à Jakarta, le 5 janvier, où il lancera un appel éclair de fonds. Après sa visite à Aceh, programmée pour le lendemain, il devrait se rendre dans la plupart des pays de la région touchés par tsunami dont le Sri Lanka (voir notre dépêche d'aujourd'hui.)imageRetransmission de la conférence de presse de Jan Egeland[45mins]

- Dossier spécial 'tsunami' sur le site de l'ONU

 

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