République centrafricaine : amélioration de la situation mais insuffisances dans la gouvernance

30 décembre 2004

Le dernier rapport de l'ONU sur la République centrafricaine montre que la situation s'améliore progressivement tant sur le plan économique que politique malgré des insuffisances notoires dans les domaines de la gouvernance et des droits de l'homme.

Le rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et les activités du Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA) qui couvre la période allant du 8 juillet au 31 décembre 2004 a été rendu public aujourd'hui.

« La situation générale en République centrafricaine s'améliore progressivement, en dépit d'insuffisances notoires dans les domaines de la gouvernance et des droits de l'homme », y indique le Secrétaire général.

« Sur le plan économique, l'approbation, en août 2004, d'un programme post-conflit par le FMI et d'un programme sous l'Initiative des pays à faible revenu en situation difficile (LICUS) par la Banque mondiale, constitue un signal encourageant pour les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts », fait-il remarquer.

« Au plan politique, la situation évolue dans des conditions acceptables, en témoigne l'organisation réussie, le 5 décembre 2004, du référendum constitutionnel », estime le Secrétaire général rappelant qu'en ce qui concerne les prochaines échéances électorales, « tout semble indiquer que le pays fera face à plusieurs candidatures à l'élection présidentielle, dont celle du général François Bozizé, annoncée par l'intéressé le 11 décembre 2004 ».

« Le compromis obtenu autour du projet de constitution et du Code électoral a largement contribué à la détente des relations entre le Gouvernement et le Conseil national de transition, donnant lieu à un regain d'espoir, comme en témoigne le bon déroulement du référendum constitutionnel du 5 décembre 2004 ».

Le Secrétaire général souligne toutefois « qu'en vue d'un aboutissement heureux de la transition et du processus électoral », il faut que « tout soit mis en œuvre pour préserver le consensus qui sous-tend la transition, au moins jusqu'au lancement officiel de la campagne électorale en janvier 2005 ».

« Il ne fait aucun doute, comme l'a souligné le Conseil de sécurité dans sa déclaration présidentielle du 28 octobre 2004 (S/PRST/2004/39), que le soutien des bailleurs de fonds et des institutions financières internationales est indispensable au redressement économique et social de la République centrafricaine ».

« À cet égard, j'encourage vivement la communauté des donateurs et les amis de la République centrafricaine à intensifier leurs efforts pour doter ce pays des ressources matérielles, financières et techniques nécessaires en vue de la consolidation durable des institutions », indique le Secrétaire général.

J'invite en retour les parties centrafricaines à œuvrer en faveur d'un environnement politique serein en réaffirmant leur attachement au résultat qui sanctionnera les scrutins au début de l'année 2005 », conclut Kofi Annan dans son rapport.

 

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