R. D. du Congo : libération de quatre membres de l'ONU kidnappés par des milices

30 décembre 2004

Les membres du personnel de l'agence de l'ONU pour le développement retenus en otage par des milices en Ituri depuis le 18 ont été relâchés le 28 décembre, annonce l'agence et Radio Okapi, la radio de la Mission de l'ONU, qui précise qu'ils sont « libérés saufs, mais pas totalement sains ».

Le bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en République démocratique du Congo a annoncé la libération à Bunia (carte)de quatre membres de son personnel qui étaient retenus en otages depuis le 18 décembre dernier en Ituri, dans un message diffusé aujourd'hui.

Les otages étaient respectivement Lobo Rombi, médecin chef de centre de santé de Reti, Aziz Calemba, ingénieur consultant, Jean-louis Mulumba, Gestionnaire du site de transit de Kpandroma de la Commission nationale pour le Désarmement, démobilisation et réinsertion (CONADER), dans le territoire de Djugu et Café Bahenuka.

Nos collègues et leurs compagnons “sont libérés saufs, mais pas totalement sains”, indique le message du PNUD, qui précise que les otages ont “subi toutes sortes de tortures” et qu'ils ont gardé des plaies infectées après avoir été ligotés.

Pour sa part, Radio Okapi indique dans un communiqué publié le 29 décembre que les otages sont arrivés à Bunia le 28 décembre à bord de deux véhicules, « accompagnés de Floribert Ndjabu, leader du FNI (Front des nationalistes et des intégrationistes) et et de John Kinazabu, secrétaire général de l' UPC- L ».

La MONUC a condamné fermement à plusieurs reprises les attaques des miliciens du FNI et de l'UPC-L et dénoncé le fait que « ces miliciens utilisent systématiquement les populations civiles comme boucliers humains, perpétrant leurs attaques en se protégeant dans des maisons ou sur les toits des maisons ».

« Depuis lundi dernier, les réactions n'ont cessé de parvenir de partout pour leur libération » précise la radio de la MONUC, qui mentionne notamment un document des manifestants qui « avaient fait savoir que la prise d'otage était un blocage au processus de désarmement » et qui avaient « plaidé pour l'implication des autorités nationales et de la communauté internationale pour leur libération », ainsi qu'une déclaration de la communauté lendu à Kinshasa.

Radio Okapi mentionne aussi une « pétition de la société civile du territoire de Djugu adressée au président du directoire national de l'UPC à Bunia », dans laquelle elle estimait que « l'UPC n'avait pas droit à l'erreur en raison des efforts de réconciliation observés sur le terrain ».

 

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