Kofi Annan appelle à la cessation des violences au Népal

23 décembre 2004

Face à la recrudescence de la violence dans le royaume du Népal, le Secrétaire général de l'ONU appelle de nouveau à la cessation immédiate des combats et à l'instauration d'un dialogue entre le Gouvernement du Népal et le Parti communiste népalais.

« Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les informations faisant état d'une recrudescence des combats au Népal et de la persistance des violations graves des droits de l'homme », indique un message transmis aujourd'hui par son porte-parole, précisant que « le conflit compromet la démocratie et le respect des droits de l'homme et porte gravement atteinte aux activités de développement.

« Les informations selon lesquelles les défenseurs des droits de l'homme au Népal font l'objet de graves menaces sont très troublantes. La sécurité et la faculté de la Commission nationale des droits de l'homme et de tous les militants des droits de l'homme d'effectuer leur travail essentiel doivent être garanties. À cet égard, le Mémorandum d'accord signé récemment entre le Gouvernement de Sa Majesté et le Bureau de la Haut-Commissaire aux droits de l'homme est une étape positive », affirme le Secrétaire général.

Dans son message, Kofi Annan « appelle une nouvelle fois à la cessation urgente des combats et au lancement d'un dialogue entre le Gouvernement et le Parti communiste du Népal (Maoïste) avec la participation de toutes les forces politiques et civiles » et se déclare « prêt à contribuer à un tel effort national ».

Au moins 70 personnes auraient péri au Népal ces derniers jours, selon les informations parues dans la presse, alors que la guérilla maoïste qui cherche à renverser la monarchie a intensifié ses attaques.

Les Maoïstes auraient bloqué toutes les routes menant à Katmandou, isolant la capitale du Népal du reste du royaume, quatre mois après avoir imposé un blocus de huit jours à la ville et protesteraient contre la disparition de militants arrêtés par les force gouvernementales.

Après une mission de près de dix jours au Népal, le Groupe de travail sur les disparitions forcées de la Commission des droits de l'homme confirmait par ailleurs les « violations massives des droits de l'homme » commises par les autorités, dans le cadre de la détention de personnes soupçonnées d'être 'maoïstes' comme par les factions maoïstes elles-mêmes (voir notre dépêchedu 15 décembre 2005).

 

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