Haïti : expulsion des occupants armés de la résidence de l'ex-président Aristide

20 décembre 2004

La Mission de l'ONU à Haïti a procédé le 17 décembre à l'expulsion, par la force mais sans effusions de sang, des groupes armés qui s'étaient emparés de l'ancienne résidence de l'ex-Président Aristide, qui durait depuis le 15 décembre.

« A la demande du Gouvernement de transition, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a mené une opération, le 17 décembre, visant à mettre fin à l'occupation illégale par un groupe de militaires démobilisés de l'ancienne résidence de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, à Tabarre », a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU à New York.

Cette opération, qui a duré moins d'une heure et n'a pas fait de blessés, a été conduite conformément au mandat de la MINUSTAH d'aider le Gouvernement de transition à rétablir l'Etat de droit, à assurer le maintien de l'ordre public et à faire respecter l'autorité de l'Etat, indique par ailleurs un communiqué de la Mission paru le 17 décembre.

« En dépit des efforts de médiation déployés par le Gouvernement de Transition, divers représentants des partis politiques et de la société civile et par la MINUSTAH elle- même, il n'a pas été possible de convaincre les anciens militaires de quitter de leur plein gré le bâtiment qu'ils occupaient illégalement depuis le 15 décembre » indique la Mission, qui a dû, par conséquent, recourir à la force mais qui s'est réjouie que « cette opération ait été menée sans effusion de sang ».

Ainsi que l'avait indiqué le Représentant spécial, Gabriel Valdés, la MINUSTAH « appuie les initiatives prises par le Gouvernement de transition pour répondre aux revendications légitimes formulées par les anciens militaires concernant le paiement de pensions et de compensations et pour réintégrer ces derniers à la vie civile, y compris dans les services publics » (voir notre dépêche du 10 décembre 2004).

Dans son communiqué, la Mission se dit « prête à appuyer et renforcer l'action du Gouvernement de transition pour une gestion équitable et honorable du dossier des militaires démobilisés », alors que la démobilisation des ex-membres de l'armée apparaît cruciale pour éviter qu'ils ne poursuivent leurs opérations, « en utilisant la violence armée pour leur propre bénéfice et pour accumuler plus de pouvoir », ou tout simplement pour subvenir à leurs besoins, comme l'avait estimé M. Valdés.

 

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