Soutien du Groupe africain à l'ONU à la réforme de Kofi Annan

Soutien du Groupe africain à l'ONU à la réforme de Kofi Annan

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Le Groupe des Etats africains à l'ONU a manifesté aujourd'hui, lors d'une conférence de presse à New York, son soutien à Kofi Annan, plaidant pour que son travail de réforme, qui aura des répercussions sur tout le XXIème siècle, puisse s'accomplir sans entraves.

« Nous sommes allés voir le Secrétaire général pour lui exprimer notre soutien le plus ferme et pour lui dire que les allégations qui ont circulé ne l'ont pas fragilisé, n'ont pas remis en cause sa moralité, son travail acharné et son engagement à l'égard de ce qu'il fait chaque jour » a déclaré aujourd'hui au nom du Groupe des Etats africains à l'ONU Roble Olhaye, ambassadeur de Djibouti, accompagné d'un groupe d'ambassadeurs africains réunis pour une conférence de presse au Siège de l'Organisation à New York.

« Nous pensons tous que ce qui s'est passé, et qui se poursuit, ne devrait pas être toléré et qu'il faut attendre la publication du rapport définitif [de la Commission Volcker sur le programme « pétrole contre nourriture »], puisque ce sera un rapport public et que nous aurons tous l'occasion de le lire », a précisé le Président du Groupe.

Nous espérons donc qu'il pourra continuer à travailler pour nous tous sans être dérangé, afin que l'ONU « continue à être pertinente au XXIème siècle », ont-ils ajouté.

Cette manifestation de soutien intervient au lendemain d'une déclaration de l'ambassadeur des Etats-Unis, John Danforth, qui avait affirmé la confiance de son gouvernement envers Kofi Annan (voir notre dépêche du 9 décembre), se ralliant ainsi à l'ovation rendue par l'Assemblée générale la veille (voir notre dépêche du 8 décembre 2004).

Les ambassadeurs du Groupe africain ont estimé par ailleurs que la « chasse aux sorcières » contre le Secrétaire général intervient au moment où paraît le rapport sur la réforme de l'ONU (cf. le rapport sur les menaces, les défis et le changement )

Interrogés sur leur évaluation de la réforme de l'ONU, et notamment du Conseil de sécurité, ils ont répondu que l'Afrique a toujours souhaité une « ONU forte, de même qu'une Assemblée générale et un Conseil économique et social forts et un Conseil de sécurité représentatif ».

« En cas d'expansion du Conseil de sécurité, nous souhaiterions voir deux sièges occupés par l'Afrique », ont-ils indiqué.

imageRetransmission de la conférence de presse du groupe d'ambassadeurs africains [12mins]