Inondations aux Philippines : l'ONU répond aux besoins les plus urgents

6 décembre 2004

Alors que l'accès aux provinces les plus touchées par les inondations ne reste possible que par bateau ou hélicoptère, les agences humanitaires de l'ONU travaillent avec le gouvernement des Philippines pour tenter de répondre aux besoins les urgents, notamment en eau potable, et faire face à une épidémie de gastro-entérite qui touche particulièrement les enfants.

Les agences de l'ONU travaillent ensemble pour faire face aux conséquences d'une série de catastrophes naturelles qui ont frappées les Philippines la semaine dernière et pour répondre aux besoins les plus urgents, indique un communiqué du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) (en anglais) rendu public aujourd'hui.

« Les inondations refluent dans la plupart des endroits mais l'accès aux provinces les plus touchées – Aurora, Nueva Ecija et Quezon – ne reste possible que par bateau ou hélicoptère », précise le communiqué d'OCHA qui fait état de plusieurs réunions des équipes d'évaluation et de gestion des catastrophes des Nations Unies et des Philippines avec les pays donateurs pour répondre aux besoins les plus urgents.

Pour sa part, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a fourni à l'Agence des catastrophes naturelles des Philippines des kits de survie destinés à environ 10 000 familles et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a fourni des produits de première nécessité – nourriture, eau purifiée et vêtements.

Parallèlement, indique OCHA, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) travaille en coopération avec le ministère de la santé philippin pour lutter contre une épidémie de gastro-entérite qui va toucher plus particulièrement les enfants. L'OMS met aussi en garde contre une épidémie de paludisme qui pourrait se développer au cours des six prochaines semaines dans les zones les plus touchées par les inondations.

Selon les premières estimations, l'eau potable représente le besoin le plus urgent dans la mesure où les sources sont bloquées par les débris. Les Philippins manquent aussi de couvertures, de vêtements et de médicaments.

Pour prévenir les maladies liées aux inondations et faciliter la distribution de l'eau, de la nourriture et des médicaments, le rétablissement de l'eau et le nettoyage des routes sont jugés « cruciaux », indique le communiqué d'OCHA.

Le gouvernement des Philippines estime à 57 millions de dollars le coût des différentes catastrophes naturelles qui se sont succédées la semaine dernière affectant quelque 650 000 personnes, ajoute la Coordination humanitaire des Nations Unies.

Dans un message transmis vendredi par son porte-parole, le Secrétaire général s'était déclaré « profondément attristé par les pertes élevées en vies humaines et les dégâts importants découlant des violents orages qui ont frappé les Philippines ces derniers jours » et avait salué la collaboration étroite des Nations Unies avec les autorités des Philippines pour faire face aux besoins.

 

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