Afrique de l'Ouest : les Envoyés de l'ONU condamnent les « dérailleurs » de la paix

3 décembre 2004

Dans le cadre de la coordination des efforts de paix en Afrique de l'Ouest, les représentants de l'ONU en Côte d'Ivoire, au Libéria, en Sierra Leone et en Guinée-Bissau ont condamné aujourd'hui conjointement la coalition de ceux qui entravent le processus de paix au Libéria et appelé à la libéralisation des médias en Côte d'Ivoire afin d'en garantir l'objectivité.

Les chefs des Missions de l'ONU en Afrique de l'Ouest, réunis à Monrovia au Libéria, ont condamné l'existence d'une « coalition des réticents » composée de Libériens cherchant à faire « dérailler les élections » qui doivent avoir lieu l'an prochain ainsi que le processus de paix tout entier, indique un communiqué de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) publié aujourd'hui.

La réunion, dont l'hôte était Jacques Paul Klein, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Libéria et chef de la MINUL, était présidée par Ahmedou Ould-Abdallah, Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique de l'Ouest, en présence du chef de la Mission en Côte d'Ivoire (ONUCI), Albert Tévoédjré, de son homologue pour la Sierra Leone, Daudi Ngelautwa Mwakawago, et du Représentant du Secrétaire général en Guinée Bissau, Joao Honwana. Elle faisait suite à une réunion des chefs des forces militaires de ces missions (voir notre dépêche du 1er décembre 2004).

Les auteurs du communiqué conjoint ont appelé le Libéria (carte) à mettre en place, « de manière urgente », une loi électorale conforme à l'Accord général de paix et aux normes internationales.

« La persistance de l'impunité dans la région » a aussi soulevé la préoccupation des intervenants qui ont appelé à l'adoption « de mesures efficaces pour traduire en justice les auteurs de crimes contre l'humanité ».

Les chefs des missions ont aussi regretté le défaut de financement adéquat du programme de réintégration des ex-combattants et des efforts pour le retour des personnes déplacées.

Par ailleurs, un appel a été lancé à la « libéralisation des médias ivoiriens afin de s'assurer que les médias détenus par l'Etat soient gérés de façon à offrir un accès équitable à toutes les parties et à tous les points de vue ».

Les responsables de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest ont aussi appelé à « la bonne foi » de toutes les parties ivoiriennes afin de briser l'impasse dans le processus de paix.

Le communiqué souligne aussi la nécessité d'une stratégie de sortie de l'ONU en Sierra Leone, et prévient du risque que représentent la pauvreté de masse et le chômage endémique des jeunes.

 

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