Kofi Annan : pour réduire l'accès des terroristes aux armes chimiques, ratifier la Convention

29 novembre 2004

Sept ans après l'entrée en vigueur de la Convention sur les armes chimiques, des progrès ont été réalisés dans la destruction des arsenaux déclarés, mais des Etats clés restent en dehors de la Convention. Un instrument pourtant vital pour renforcer la sécurité nationale, selon le Secrétaire général de l'ONU qui a appelé, lors de la 9e session des Etats parties à la Convention, les Etats qui ne l'ont pas fait à la ratifier.

« Sept ans après que la Convention est entrée en vigueur, les efforts pour que le monde se débarrasse des armes chimiques continuent d'occuper une place centrale dans l'agenda global », a déclaré le Secrétaire général, dans un message délivré par le directeur général du Bureau des Nations Unies de Genève, Sergei Ordzhonikidze, au cours de la 9e session de la Conférence des Etats parties à la Convention des armes chimiques.

Certes, le fait que « des progrès ont été réalisés dans les destruction des arsenaux chimiques déclarés » est encourageant mais « il reste encore beaucoup à faire », a prévenu le Secrétaire général.

C'est pourquoi il appelle tous les Etats qui ne l'ont pas déjà fait à ratifier la Convention sur les armes chimiques sans plus attendre expliquant « qu'élargir la Convention à d'autres Etats était vital pour renforcer la sécurité internationale et pour promouvoir l'usage pacifique de produits chimiques ».

Aujourd'hui, 167 états font partie de la Convention – ce qui couvre plus de 90% de l'industrie chimique mondiale. Néanmoins, un certain nombre d'Etats clés restent en dehors de la Convention et ce dans des zones géographiques qui restent préoccupantes, a fait remarquer le Secrétaire général.

« L'action multilatérale offre une plateforme à la communauté internationale pour lutter contre le fléau des armes chimiques […] et réduire de manière significative la possibilité pour les terroristes d'acquérir des agents chimiques à des fins néfastes » a-t-il expliqué.

« Il est crucial que les Etats parties mettent en place des législations nationales pour donner de la substance et mettre en œuvre les engagements pris lors de la Convention » a rappelé le Secrétaire général ajoutant que « le Plan d'Action pour la Mise en œuvre Nationale adopté l'année dernière était un instrument utile dans la réalisation de ce but ».

 

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