AIEA : projet de résolution sur le nucléaire iranien examiné cet après-midi

29 novembre 2004

Le Conseil des Gouverneurs de l'agence de l'ONU sur l'énergie atomique doit se réunir à nouveau cet après-midi pour étudier une une résolution présentée par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sur les garanties nucléaires de l'Iran.

L'examen du dossier du nucléaire iranien reprendra cet après-midi au Siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne où le Conseil des gouverneurs étudieront une résolution présentée par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, indique un communiqué (en anglais) de l'agence publié aujourd'hui.

L'agence de l'ONU précise que le projet de résolution sera rendu public une fois connue la conclusion de ces discussions et sur décision du Conseil des Gouverneurs.

Lors de la présentation de son rapport au Conseil sur les activités de l'agence, jeudi dernier, le directeur de l'agence, Mohamed El Baradei, indiquait que l'Iran lui avait notifié, par courrier en date du 14 novembre, son intention de poursuivre et d'élargir la suspension volontaire de ses activités nucléaires en y incluant toutes les activités de retraitement de l'uranium et toutes celles ayant trait à son enrichissement (voir notre dépêche du 25 novembre.)

Il précisait, en revanche, que si tous les composants de centrifugeuses, tels que les a définis l'Agence, avaient bien été placés sous scellés par l'agence, la veille même de sa présentation, l'Iran avait fait part de son intention de continuer à utiliser 20 séries de composants de centrifugeuses dans le cadre d'activités de recherche et développement.

M. El Baradei indiquait alors que le Secrétariat était toujours en discussions avec les autorités iraniennes à ce sujet.

Il confirmait par ailleurs que toutes les matières nucléaires déclarées se trouvant en Iran avaient été recensées. Toutefois, ajoutait-il, « l'agence n'est pas encore en mesure de conclure qu'il n'existe pas de matières ou d'activités nucléaires non déclarées » dans le pays.

Expliquant que le processus qui permet de parvenir à une telle conclusion, une fois le protocole additionnel en vigueur, « est, normalement, un processus de longue haleine », il a fait valoir que « dans le cas de l'Iran, compte tenu de la nature de son programme nucléaire non déclaré dans le passé et de ce schéma de dissimulation, il faut s'attendre à ce qu'il faille plus de temps que dans des circonstances normales pour parvenir à une telle conclusion. »

Il avait par ailleurs attiré l'attention sur le fait que, faute de mise en application de leurs accords de garanties de leur part, l'agence ne pouvait fournir aucune assurance concernant les activités nucléaires de 42 Etats parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

En outre, avait-il souligné, « plus de sept ans après que le Protocole additionnel type a été adopté par la Conseil, seulement 63 pays l'appliquent », faisant observer que, pour les autres, « notre capacité à apporter des assurances crédibles sur l'absence d'activités et de matières nucléaires non déclarées est limitée. »

 

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