Le Conseil en visite au Burundi étudie la situation entre la RDC et le Rwanda

24 novembre 2004

Poursuivant sa visite en Afrique centrale, la mission du Conseil de sécurité se trouvait aujourd'hui au Burundi a lancé un appel à toutes les parties pour qu'elles soutiennent le processus électoral prévu l'an prochain mais se préoccupe aussi de la situation entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) après la menace d'une attaque rwandaise en RDC.

A Bujumbura aujourd'hui, la mission du Conseil de sécurité en Afrique centrale a insisté auprès des dirigeants du Burundi pour que« le pays tienne des élections comme prévu l'an prochain et mette en place les réformes selon le calendrier adopté », a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors du point avec la presse qui se tient chaque jour au Siège de l'ONU à New York.

Au nombre des réformes nécessaires, figurent « un référendum sur la Constitution et le code électoral ainsi que la restructuration des forces armées et de police », a précisé le porte-parole.

Conduite par l'ambassadeur de la France, Jean-Marc de La Sablière, la mission a rencontré, cet après-midi, le Président du Burundi, Domitien Ndayizeye. Elle s'est aussi entretenue avec le Vice-Président burundais ainsi qu'avec le Président du Sénat intérimaire de même qu'avec d'autres dirigeants politiques et membres de la société civile, a-t-il ajouté.

Fred Eckhard a précisé par ailleurs que la mission du Conseil de sécurité étudiait également la situation entre le Rwanda et la République démocratique du Congo.

Le Rwanda a en effet déclaré aujourd'hui son intention de lancer une attaque contre des rebelles se trouvant dans l'Est du Congo, à quoi la Mission d'observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) a réagi en prévenant que cette annonce mettait sérieusement en danger le processus de paix dans le pays et dans la région (voir notre dépêche d'aujourd'hui.

Il y a deux jours, le Président du Rwanda, répondant aux questions de la presse à Kigali, en compagnie du chef de la mission du Conseil de sécurité lors de son étape dans le pays, déclarait qu'il était grand temps que l'on agisse de telle sorte que « les ex-FAR, les Interahamwe et toutes les forces et l'idéologie génocidaire » ne puissent poursuivre leurs activités (se référer à ce sujet à notre dépêche du 22 novembre).

A la question de savoir s'il faisait confiance à l'ONU pour cela, Paul Kagamé a répondu que c'était « avec elle que nous avons à faire et que c'était à l'ONU d'effectuer les corrections qui s'imposaient là où elle n'avait pas agi de la façon dont elle aurait probablement dû » mais que le Rwanda « travaillerait toujours avec l'ONU » et qu'il « espérait qu'elle pourrait gérer ce problème. »

 

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