Pétrole contre nourriture : le Secrétaire général de l'ONU répond aux sénateurs américains

22 novembre 2004

Dans sa réponse aux sénateurs américains qui souhaitaient avoir accès aux documents sur lesquels travaille la Commission internationale d'enquête mise en place par le Secrétaire général de l'ONU, celui-ci a répondu qu'il entendait agir de façon décisive dès que les résultats en seraient connus.

Le Secrétaire général de l'ONU a répondu aux courriers qui lui avaient été adressés par deux sénateurs américains, Norm Coleman et Carl Levin, au sujet de l'enquête sur le programme « Pétrole contre nourriture », a indiqué aujourd'hui son porte-parole, Fred Eckhard.

Il leur a indiqué qu'il entendait agir de façon décisive, une fois connus les résultats de la Commission d'enquête indépendante dirigée par l'ancien Président de la Réserve fédérale américaine, Paul Volcker.

La semaine dernière, Paul Volcker avait refusé aux deux sénateurs l'accès aux documents ayant trait à l'enquête qu'il conduit ainsi que la possibilité d'interroger des employés de l'ONU.

La nomination d'un Groupe indépendant chargé d'enquêter sur les accusations d'irrégularités dont l'ancien Programme « pétrole contre nourriture » de l'ONU, clos en novembre 2003, faisaient depuis quelques semaines l'objet, a été annoncé le 21 avril dernier par le Secrétaire général.

Le mandat de ce groupe qui est également composé de Mark Pieth, professeur de droit pénal et de criminologie à l'Université de Basel (Suisse) et de Richard Goldstone, un Sud-africain, ancien Procureur du Tribunal de l'ONU pour l'ex-Yougoslavie est de déterminer si les procédures mises en place par l'ONU en matière d'administration et de gestion du Programme ont été enfreintes.

Il doit aussi établir si des fonctionnaires, des membres du personnel, des agents ou des fournisseurs de l'ONU ont été impliqués dans des activités illégales au cours de leurs fonctions dans le cadre de ce programme et si enfin la gestion de ce programme était conforme aux normes et règlements des Nations Unies.

Fin octobre, Kofi Annan avait exprimé le souhait d'aller « au fond des choses et de les clarifier aussi rapidement que possible », estimant que « la campagne » et les « discussions incessantes » qui avaient eu lieu sur ce sujet portaient tort à l'ONU et que c'était la raison pour laquelle il souhaitait que la lumière soit faite au plus vite (cf. notre dépêche du 21 octobre.)

 

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