Centrafrique : bonne volonté des partis avant les élections, indique le BONUCA

19 novembre 2004

Alors qu'approche la date du référendum constitutionnel en République centrafricaine, le Bureau de l'ONU en Centrafrique annonce la poursuite des activités de sensibilisation de la population et la publication d'une déclaration commune du gouvernement et des partis politiques qui manifestent leur engagement à garantir la cohésion nationale et la paix lors des élections présidentielles de février.

Une déclaration commune garantissant le bon déroulement des scrutins prévus au début de l'année 2005 en Centrafrique a été signée par le Gouvernement, les partis politiques et des représentants de la société civile, indique aujourd'hui un communiqué du BONUCA, le Bureau de l'Organisation des Nations Unies en Centrafrique (carte).

Dans cette déclaration, adoptée à l'issue d'un séminaire sur le leadership organisé dans la capitale de la République centrafricaine (RCA), Bangui, du 15 au 16 novembre, les participants « s'engagent à oeuvrer sincèrement pour un déroulement sans heurt du processus électoral dans le souci de garantir la cohésion nationale et la paix. »

Les signataires s'engagent en outre à « appuyer les mesures susceptibles de garantir la régularité des élections – sécurité, équité et transparence – et à se retrouver après les élections dans le même esprit » que pendant le séminaire, indique le BONUCA.

La réunion, organisée sous les auspices du Gouvernement, en partenariat avec la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le BONUCA, a rassemblé une quarantaine de participants, en présence notamment du Président de la République, le général François Bozize, du Premier ministre, Célestin-Leroy Gaombalet, du Vice-Président de la République, Abel Goumba, du Président du Conseil national de transition (CNT), Nicolas Tiangaye et du Représentant du Secrétaire général en Centrafrique, le général Lamine Cissé.

Plusieurs personnalités étrangères avaient été invitées à partager leur expérience dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et de la gestion des ressources naturelles, notamment l'ancien Président du Burundi, Pierre Buyoya, l'ancien ministre des Mines du Burkina Faso, Ouindélassida Ouedraogo, ainsi que des membres du Conseil supérieur de lutte contre la corruption de Madagascar et le représentant de l'Organisation internationale de la Francophonie.

Dans une déclaration transmise en octobre dernier par son Président, le Conseil de sécurité de l'ONU avait encouragé les Centrafricains « à poursuivre leurs efforts en vue d'assurer le succès du référendum constitutionnel en novembre prochain et la bonne organisation en janvier 2005 d'élections présidentielles et législatives libres, transparentes et démocratiques » (voir notre dépêche du 29 octobre 2004).

A cette fin, la Commission électorale mixte et indépendante (CEMI) poursuit la mise en oeuvre de son Plan de communication pour les élections, avec l'appui du BONUCA, afin de sensibiliser la population à l'importance du vote sur le référendum constitutionnel.

Selon les informations parues dans la presse, le référendum, initialement prévu pour le 28 novembre, a été reporté au 5 décembre par le Président Bozizé, en accord avec la CEMI.

Cette initiative intitulée « Votre vote compte », qui se déroule en partenariat avec le Gouvernement centrafricain, notamment les ministères de la communication, de la réconciliation nationale et de la culture démocratique et civique et de l'intérieur, a conduit cette fois une « caravane de sensibilisation » dans l'Ouest de la RCA, à Boali, Bossembélé, Yaloké et Bossemptélé. En août dernier, une campagne similaire avait silloné les villes de Damara, Sibut, Dékoa et Kaga-Bandoro, dans le centre du pays » (voir notre dépêche du 20 août).

Le message insistait sur la nécessité de « manifester, par son vote, son accord avec la nouvelle Constitution de la République centrafricaine » adoptée par consensus par le Gouvernement et le Conseil national de transition, en insistant sur ses aspects nouveaux et les avancées démocratiques qu'elle apporte, indique le BONUCA.

L'ancienne Constitution du 14 janvier 1995 avait suspendue au lendemain du coup d'Etat du 15 mars 2003, rappelle le Bureau de l'ONU.

 

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