Situation calme mais incertaine en Côte d'Ivoire

17 novembre 2004

Même si la position officielle est de respecter les dispositions de la résolution récemment adoptée par le Conseil de sécurité, aucun média non gouvernemental n'a pu reprendre ses activités et les messages appelant les Jeunes Patriotes à rester mobilisés ponctuent les émissions de la radiotélévision gouvernementale.

Bien que la situation reste dans l'ensemble calme en Côte d'Ivoire, la Mission de l'ONU dans le pays indique que, dix jours après le début de la crise, aucune des stations de radio internationale n'a été autorisée à reprendre ses émissions, qu'aucun des journaux d'opposition n'a réapparu et que le Gouvernement conserve son monopole sur les médias, a indiqué aujourd'hui le porte-parole de l'ONU à New York, Fred Eckhard.

La Mission de l'ONU, l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) signale également que, même si la réaction officielle à la résolution du Conseil de sécurité adoptée cette semaine (voir notre dépêche du 15 novembre) exprime la volonté de s'y conformer, ce message alterne avec des appels lancés aux Jeunes Patriotes (les partisans du Président Laurent Gbabo) leur demandant de rester mobilisés.

Parallèlement la radio de l'ONU dans le pays diffuse des messages d'apaisement ainsi que des émissions et des interviews traitant de l'impact économique et humanitaire de la crise, a indiqué Fred Eckhard.

Les Casques bleus continuent de mener des patrouilles dans les zones sensibles d'Abidjan afin de contrecarrer la reprise d'activités faisant courir des risques à la population tandis que la police de l'ONU a repris ses opérations de prises de contact avec la population, a-t-il ajouté.

Dans le Nord, la Coordination humanitaire de l'ONU (OCHA) signale que tous les points de contrôle routiers ont été démantelés à Bouaké et que l'électricité a été rétablie lundi soir. Elle indique également que, dans la Zone de confiance, la situation demeure très tendue et que la population civile reste vulnérable aux attaques.

Au plan économique, on a assisté à une augmentation du prix des denrées alimentaires de base et à une montée en flèche – de 100% - du prix du carburant. L'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'enfance) a dû approvisionner en carburant les centres de santé de façon à éviter que les vaccins ne soient altérés par des ruptures de la chaîne du froid que pourraient entraîner les coupures électriques.

 

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