La Mission de l'ONU en R.D. du Congo condamne l'attaque d'une équipe humanitaire

17 novembre 2004

Alors que la mission du Conseil de sécurité est attendue à Kinshasa mardi prochain, la Mission de l'ONU en République Démocratique du Congo a condamné aujourd'hui les meurtres des membres d'une ONG tués lors d'une attaque lancée dans l'Ituri.

Alors que la mission du Conseil de sécurité est attendue à Kinshasa mardi prochain, la Mission de l'ONU en République Démocratique du Congo a condamné aujourd'hui les meurtres des membres d'une ONG tués lors d'une attaque lancée dans l'Ituri.

Les quatre membres de l'Organisation non-gouvernementale internationale ''Première Urgence'' circulait lundi dernier dans une zone contrôlée par des hommes armés de l'ethnie Ngiti qui sont en général sous commandement des Forces de Résistance Patriotiques de l'Ituri (FRPI ) quand ils ont été attaqués à Bukiringui, localité située à une centaine de kilomètres au sud de Bunia (carte), a indiqué aujourd'hui le Porte-parole de la MONUC, la Mission des Nations Unies en RDC, Mamadou Bah.

« Trois sont morts et l'un d'entre eux a été blessé par balle », a-t-il précisé, indiquant également que les FRPI ont mené de nombreuses attaques contre des ONG internationales au cours des deux derniers mois.

Mamadou Bah a déclaré que la MONUC condamnait cette attaque qui se produisait au moment où les principaux groupes armés de l'Ituri sont engagés dans le processus de Désarmement et Réintégration Communautaire (DRC) en Ituri et qu'elle demandait à ces groupes de respecter leur engagement.

Le porte-parole a indiqué par ailleurs que l'opération militaire menée depuis dix jours, dans la localité de Walungu, par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), avec le soutien des Casques bleus de la MONUC était « bien accueillie par la population ».

Il a rappelé que cette opération avait un double objectif :''d'une part, ramener la sécurité dans ce territoire où il y a eu de nombreuses exactions commises par des groupes armés congolais et rwandais, d'autre part sensibiliser les combattants rwandais pour qu'ils rentrent volontairement chez eux dans le cadre du DDRRR'' (désarmement, démobilisation, réinsertion, et réinstallation ou rapatriement).

Le chef d'état-major de la Force militaire de la MONUC, le colonel Paddy Tabor, a complété ces informations en précisant que l'opération a été conçue par les FARDC et que la MONUC, qui apporte son appui dans le cadre de son mandat de soutien aux institutions de la Transition, avait déployé deux compagnies d'infanterie participant aux patrouilles conjointes avec les FARDC à Walungu.

Un centre de commandement conjoint pour la coordination des opérations a été mis en place, a ajouté le colonel Tabor qui a indiqué que la première phase de l'opération, qui consiste en la sensibilisation des groupes armés, pourrait durer jusqu'à trois mois.

A la question des journalistes souhaitant savoir si la seconde phase consisterait en un recours à la force pour désarmer les groupes armés étrangers, le chef d'Etat-major de la MONUC a indiqué qu'il revenait aux FARDC de déterminer la nature des opérations. Il a cependant assuré que la MONUC continuera à assister l'armée congolaise dans cet exercice.

Le Porte-parole de la MONUC a en outre rappelé que les membres du Conseil de sécurité étaient attendus à Kinshasa le 21 novembre pour un séjour de 48 heures et qu'ils se rendront ensuite à Bukavu le 23. Il a fait remarquer qu'avec cette visite, ''ce sera la cinquième fois en cinq ans, qu'une mission du Conseil de sécurité, conduite par l'ambassadeur de la France auprès de l'ONU, Jean-Marc de la Sablière, séjourne dans la région des Grands Lacs, y compris en RDC'' soulignant que cela témoignait de l'importance que le Conseil de sécurité accorde à cette région.

 

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