Les Ivoiriens continuent d'affluer au Libéria

16 novembre 2004

Les Ivoiriens continuent d'arriver quotidiennement au Libéria où ils étaient plus de 10 000 enregistrés dimanche et où de nouveaux arrivants sont annoncés, des mouvements qui font redouter à l'agence de l'ONU pour les réfugiés l'impact de ce mouvement sur le Libéria et lui font espérer un règlement pacifique de la crise en Côte d'Ivoire.

On estime désormais à plus de 10 000 le nombre des Ivoiriens ayant cherché refuge dans le Nord du Libéria pendant les derniers jours, a indiqué aujourd'hui le porte-parole du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Ron Redmond, à Genève.

Même si les arrivées sont moins nombreuses depuis quelques jours, de nouveaux venus arrivent quotidiennnement et indiquent que de nouveaux arrivants sont en route, précise le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué publié (en anglais) aujourd'hui.

Les Ivoiriens arrivent au Libéria par douze points d'entrée différents le long de 45 Km de frontière, traversant parfois dans de petits canots la rivière qui sépare les deux pays. Dimanche, plus de 5 500 réfugiés étaient enregistrés dans la seule ville de Butuo (voir notre dépêche du 15 novembre).

La plupart des réfugiés demeurent pour l'instant dans les bâtiments publics ou chez l'habitant, indique l'agence de l'ONU qui précise que la situation à Butuo est calme mais que le manque de nourriture demeure un problème à la fois pour les réfugiés et la population locale. L'accès à l'eau et l'assainissement posent aussi de sérieux problèmes.

Le HCR a distribué dès l'arrivée des premiers arrivants une aide d'urgence en coopération avec d'autres agences de l'ONU et les autorités libériennes. Il a été décidé avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et les autorités que la nourriture serait désormais distribuée aux populations les plus vulnérables que ce soit parmi les communautés d'accueil ou les populations réfugiées.

Le principal obstacle à l'acheminement de la nourriture et de l'aide est le mauvais état des routes. Des hélicoptères de la Mission de l'ONU au Libéria, la MINUL, ont été utilisés pour acheminer deux arrivages de matériel de secours à Butuo, vendredi et samedi.

Indiquant que la dimension humanitaire de la crise en Côte d'Ivoire et son impact potentiel sur le Libéria étaient une source de sérieuse préoccupation pour le HCR, Ron Redmon a indiqué que l'agence espérait qu'un règlement pacifique de cette crise éviterait de nouvelles arrivées d'Ivoiriens au Libéria et permettrait à ceux qui s'y trouvent de rentrer rapidement chez eux.

 

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