Le vote sur la Côte d'Ivoire par le Conseil de sécurité reporté à lundi

11 novembre 2004

Le vote de la résolution du Conseil de sécurité sur la Côte d'Ivoire a été reporté jusqu'à lundi, a affirmé hier soir le Président du Conseil, précisant que le texte présenté par la France faisait l'unanimité mais que le Conseil avait laissé le temps au Président Mbeki de l'Afrique du Sud de remplir sa mission de bons offices.

« Le Conseil de sécurité a examiné le projet de résolution établi par la France concernant la Côte d'Ivoire. Il y a eu unanimité sur le contenu de la résolution, dont sept pays se sont portés coauteurs et il n'y a eu absolument aucune objection à une quelconque disposition de la résolution. Toutefois, il a été décidé de reporter le vote à lundi prochain », a déclaré hier soir le Président du Conseil de sécurité, le représentant des Etats-Unis John Danforth, à l'issue d'une séance de consultations sur la Côte d'Ivoire.

« Le sursis décidé jusqu'à lundi est motivé par les efforts du Président Thabo Mbeki, de l'Afrique du Sud, qui a tenté d'offrir ses bons offices pour travailler avec les parties à obtenir un règlement pacifique », a déclaré le Président du Conseil.

« Les 15 membres du Conseil de sécurité estiment que l'objectif de la résolution n'est pas de punir qui que ce soit, mais de persuader les parties à remplir leurs engagements au titre de l'Accord d'Accra III et de Linas-Marcoussis », a-t-il précisé.

« Voilà où nous en sommes mais nous nous réunirons lundi », a souligné John Danforth.

« Manifestement, si quoi que ce soit aura pu être accompli ou modifié, la France, qui a présenté le projet de résolution, peut modifier ce qui a été fait, mais nous ne voulons pas donner l'impression que nous allons nous réunir lundi, que nous allons parler, entendre un exposé et repartir sur un processus en vue d'un vote ultérieur », a déclaré le Président du Conseil.

« Le sentiment unanime du Conseil est qu'il s'agit d'une question urgente et que le vote aura lieu lundi », a-t-il conclu.

Prenant la parole à son tour devant la presse, à l'issue de la séance du Conseil de sécurité, le représentant de l'Afrique du Sud à l'ONU a remercié le Conseil pour sa décision, à la demande du Président Mbeki.

« L'Union africaine est en train d'essayer de régler la question », a-t-il déclaré, rappelant que le Président Mbeki était en Côte d'Ivoire » encore mardi.

Aujourd'hui, les représentants des Forces nouvelles et d'autres partis politiques, y compris M. Ouattara et le Gouvernement du Burnina Faso doivent se rendre en Afrique du Sud pour participer à des négociations, a-t-il informé, ajoutant que cette décision permettrait à l'Union africaine de tenter de trouver une solution pacifique dans une situation très difficile (voir à cet égard dépêche du 9 novembre).

Interrogé sur l'effet de sanctions, le représentant de l'Afrique du Sud a indiqué que la décision incombait au Conseil de sécurité, mais que souvent les sanctions avaient pour effet de durcir les positions et de rendre une solution plus difficile à trouver.

imageRetransmission de la conférence de presse du Président du Conseil de sécurité, John Danforth [2mins]

imageRetransmission de la conférence de presse d'un représentant de l'Afrique du Sud[2mins]

 

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