Afghanistan : Hamid Karzai appelle à la libération des otages

5 novembre 2004

Le Président de l'Afghanistan, Hamid Karzai, a appelé hier les ravisseurs à relâcher les trois membres du personnel de l'ONU retenus en otage depuis plus d'une semaine, soulignant la contribution des Nations Unies en faveur du peuple afghan, au moment où la CNUCED annonce une aide au pays pour renforcer ses capacités dans le domaine du commerce.

« J'espère qu'avec l'aide de Dieu nous arriverons à les faire relâcher sains et saufs », a déclaré hier soir le Président afghan Hamid Karzai à propos des trois membres du personnel de l'ONU retenus en otage, a informé aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU à New York.

Hamid Karzai s'exprimait à l'occasion d'un message soulignant le travail accompli par l'ONU au profit du peuple afghan, précise le porte-parole.

Les trois membres du Programme de l'ONU pour le développement, Shqipe Hebibi, Annetta Flanigan and Angelito Nayan, ont enlevés le 28 octobre à Kaboul alors qu'ils se trouvaient à bord d'un véhicule de l'ONU.

La Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a en outre fait savoir que la ligne téléphonique mise en place pour aider à la recherche des otages avaient reçu de nombreux appels exprimant leur solidarité avec l'ONU.

Hier, le porte-parole de la MANUA, Manoel Almeida e Silva, avait exprimé sa gratitude à l'égard des efforts déployés par les autorités afghanes pour obtenir leur libération, ajoutant que l'ONU faisait tout ce qui était en son pouvoir pour appuyer cette action.

Par ailleurs, a indiqué le porte-parole, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a annoncé qu'elle allait contribuer à moderniser les services des douanes de l'Afghanistan et l'aider à améliorer ses activités dans le domaine d'échanges commerciaux.

« Une des raisons de l'implication de la CNUCED est que l'infrastructure du pays est gravement endommagée, qu'elle a des institutions administratives complexes ainsi que des politiques en matière d'échanges restrictives », a-t-il précisé.

En raison de ces barrières, a indiqué Fred Eckhard, le Gouvernement afghan ne peut pas compter sur une source fiable de revenus. Par exemple, le budget de développement de 1,7 milliards de dollars de 2003 a été entièrement financé par des sources externes, a-t-il souligné.

 

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