PAM : appel à contribution pour 400 000 réfugiés en Tanzanie

25 octobre 2004

Le Programme alimentaire de l'ONU, qui a dû réduire les rations alimentaires de quelques 400 000 réfugiés Burundais et Congolais vivant dans 13 camps dans l'Ouest de la Tanzanie, lance aujourd'hui un appel à contribution de 14 millions de dollars et prévient que les coupes risquent de conduire à l'instabilité parmi une population qui dépend presque entièrement de son assistance.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) lance un appel urgent aux donateurs, pour un montant de 14 millions de dollars, en vue d'empêcher des rationnements supplémentaires et de pouvoir continuer à nourrir les réfugiés dans la première moitié de l'année 2005, annonce aujourd'hui un communiqué (en anglais) de l'agence.

En raison de pénuries de céréales et de légumes secs, le PAM a dû réduire la ration quotidienne de la nourriture de base, le maïs, de 24%, de 2,5 kilos à 1,9 kilos par personne et par semaine, après avoir réduit la ration de légumes secs à un niveau similaire.

« Nous n'avions pas le choix. Cette mesure difficile était inévitable et pourrait avoir de graves implications, dans la mesure où les réfugiés dépendent presque entièrement de l'aide du PAM pour leur survie », a déclaré le directeur pour la Tanzanie de l'agence de l'ONU, Patrick Buckley.

« La fourniture d'une ration complète est vitale pour la santé des réfugiés, et notre souci est que des réductions prolongées peuvent conduire à accroître l'instabilité dans les camps », a-t-il ajouté.

Le PAM a besoin de 39 000 tonnes de nourriture, pour un montant de 14 millions de dollars. Le communiqué indique que cette aide pourrait mettre six mois à parvenir aux réfugiés si elle venait de l'extérieur, tandis que l'achat de nourriture en Tanzanie et dans les pays voisins pourrait atteindre le même but en deux ou trois mois.

L'agence de l'ONU assiste plus de 400 000 réfugiés en Tanzanie, outre 8 000 enfants tanzaniens, écoliers, enfants des rues, orphelins et malades. De nombreux réfugiés sont rentrés au Burundi ces deux dernières années mais l'insécurité au Burundi comme dans l'Est de la République démocratique du Congo empêche encore la plupart des Congolais de rentrer chez eux, informe le PAM.

 

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