Un programme de contrôle des containers lancé par l'ONUDC

Un programme de contrôle des containers lancé par l'ONUDC

Antonio Costa
Le trafic mondial de containers, dont sept millions sont transportés chaque jour et qui devrait doubler d'ici à 2012, sert de plus en plus les intérêts des trafiquants de drogue, d'armes et même d'êtres humains, prévient l'agence de l'ONU contre la drogue et la crime, qui lance, avec l'Organisation mondiale des douanes, un Programme de contrôle destinés à renforcer la surveillance des ports des pays en développement.

« Sept millions de containers se déplacent à travers le globe chaque jour et sont de plus en plus utilisés pour le trafic d'êtres humains, d'armes et de drogues », informe un communiqué (en anglais) du service d'information de l'ONU à Vienne, siège de l'agence de l'ONU contre la drogue et le crime.

L'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) annonce par conséquent lancer, en partenariat avec l'Organisation mondiale des douanes, un Programme de contrôle des containers pour appuyer les efforts de surveillance dans les ports des pays en développement.

« Le transport de marchandises licites par container génère des revenus légaux pour des centaines de millions de personnes. Mais il facilite aussi le trafic de grandes quantités d'héroïne et de cocaïne. Ils sont souvent utilisés dans le trafic d'armes, de déchets chimiques et même d'êtres humains, et servent à transporter de l'argent acquis de manière illégale, dérivé du crime organisé », constate le communiqué.

Or, la circulation de containers a crû de façon considérable ces dix dernières années, « pour atteindre 20 millions d'unités en 2000 et on s'attend à ce qu'il double d'ici à 2012 », souligne le directeur exécutif de l'ONUDC, qui note que dans les ports et frontières des pays en développement, de très nombreux camions et containers se déplacent sans être soumis aux contrôles qui permettent de faire le tri entre échanges commerciaux et activités criminelles.

Le Programme de contrôle des containers portera sur les activités portuaires, mettra sur pied de nouvelles équipes de contrôle, des douanes et de la police et leur fournira les équipements et la formation spécifiquement adaptée à la surveillance des containers maritimes.

L'agence de l'ONU indique que les activités commenceront dans les ports de Guayaquil, en Equateur et de Dakar, au Sénégal.

Le lancement aura lieu aujourd'hui à Guayaquil en présence de représentants de l'ONUDC, du gouvernement équatorien, ainsi que de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, et de l'Espagne.