Les manœuvres de déstabilisation du gouvernement libérien : inacceptables selon le Comité de suivi

18 octobre 2004

Rappelant que le processus de paix au Libéria était irréversible et que toute pression pour obtenir la modification du Gouvernement intérimaire du pays était inadmissible, le Comité international de suivi des accords de paix d'Accra appelle au respect du calendrier de désarmement au 31 octobre prochain et des élections en octobre 2005.

Le Comité international de suivi des accords de paix globaux entre le Gouvernement du Libéria (GOL), le LURD (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie), le MODEL (Mouvement pour la démocratie au Libéria) et les partis politiques libériens, signé à Accra le 18 août 2003, s'est réuni du 13 au 15 octobre à Monrovia pour établir un bilan du processus de paix au Libéria.

Le Comité international de suivi (CIS), qui est composé de représentants de l'Union africaine, de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union européenne, du Ghana, du Nigeria, du Royaume-Uni, des Etats-Unis et de la MINUL, la Mission des Nations Unies au Libéria, a rappelé son attachement à ce que le processus de désarmement et de démobilisation soit achevé le 31 octobre 2004.

« Tous les combattants qui ne l'ont pas encore fait doivent se faire connaître et désarmer sans attendre », indique la déclaration du CIS, qui demande aux anciennes factions de l'informer de toutes concentration de troupes encore susceptibles de participer au programme.

Rappelant le contenu de l'Accord global de paix signé à Accra, le CIS souligne que toutes les forces militaires irrégulières du GOL, du LURD et du MODEL cesseront d'exister en tant que factions armées, mais que leurs membres pourront « prendre part à la vie politique » sans restrictions autres que celles imposées à tous les partis et associations au regard des lois libériennes pertinentes.

« Le CIS a déploré les récentes déclarations publiques et activités d'un certain nombre d'individus et de groupes qui cherchent à déstabiliser les actions du Gouvernement national de transition du Libéria (NTGL), notamment le retrait de son Président ».

Réitérant la détermination de la communauté internationale « à ne pas permettre de modification du leadership du NTGL » ni d'atteinte au processus de paix, le CIS appelle tous les libériens à faciliter les travaux du Gouvernement.

Parallèlement, poursuit le Comité de suivi, « le Président et le NTGL [sont appelés] à résoudre de façon urgente un certain nombre de questions importantes », dont le paiement des arriérés de salaire des fonctionnaires, la mise en place de mesures de transparence et de responsabilité dans la gestion des fonds publics ainsi que de mesures de confiance permettant le financement par les donateurs internationaux de projets de nature à améliorer la vie de la population du Libéria, outre des consultations régulières du Cabinet du Gouvernement.

Conformément au processus de paix, poursuit le CIS, « les élections nationales au Libéria doivent avoir lieu comme prévu, pas plus tard qu'au mois d'octobre 2005 ».

A cet égard, le Comité demande à l'Assemblée législative intérimaire de voter au plus vite la loi sur la réforme du système électoral.

« La communauté internationale et de nombreux acteurs nationaux ont investi d'importantes ressources et d'efforts pour accomplir les progrès réalisés dans la stabilisation du Libéria », fait-il observer.

« Ce processus de paix est irréversible, et la communauté internationale ne permettra à aucun groupe ou individu de saper ces importants acquis », déclare le CIS, qui rappelle que les résolutions du Conseil de sécurité [1521de 2003 et 1532 de 2004] prévoient l'adoption de mesures contre tout individu engagé dans des activités visant à remettre en cause la paix et la stabilité au Libéria et dans la sous région.

- Résolutions du Conseil de sécurité

 

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