Toujours plus d'attaques et de personnes déplacées au Darfour

Toujours plus d'attaques et de personnes déplacées au Darfour

media:entermedia_image:173b481a-22f4-4caa-94c0-98c5714ef439
L'ONU continue de recevoir des informations selon lesquelles les attaques contre les villages de la province soudanaise du Darfour se poursuivent, selon les informations fournies aujourd'hui par le porte-parole de l'ONU et étayées par la Coordination humanitaire de l'Organisation.

Selon les anciens résidents du village d'Uma Kasara, 650 familles ont du s'enfuir du village ainsi que les habitants de deux villages, se sont enfuies après que des milices non identifiées aient mis le feu à Uma Kasara (carte), a indiqué le porte-parole de l'ONU à New York, Stéphane Dujarric.

Le Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) apporte des précisions supplémentaires sur les déplacements incessants de populations du Darfour à la suite d'attaques de leurs villages ou même de camps comme cela a été le cas au camp de Bashom, le 11 octobre, ce qui entraîné l'arrivée de 72 familles supplémentaires au camp de Kalma (carte des réfugiés au Darfour). Une organisation non gouvernementale internationale a rapporté que 11 personnes ont été tuées et 17 blessées au cours de l'attaque tandis qu'une vingtaine d'enfants sont portés disparus.

Quelques jours avant l'attaque du village d'Uma Kasara au cours de laquelle trois policiers auraient été tués et les biens pillés, le 10 octobre, OCHA signale que, selon les informations relayées par les agences, quatre autres villages, Fasha, Tegil, Kemezgi et Tebeldina dans la région de Ta'asha, toujours au Sud-Darfour, avaient également été attaqués et brûlés et que deux personnes avaient été tuées au cours de l'attaque et deux autres blessées.

La plupart des victimes de ces attaques arrivent dans le camp de Kalma déjà surpeuplé, a souligné Stéphane Dujarric.

Au plan politique, la porte-parole de l'ONU, Denise Cook, a indiqué hier que, les pourparlers de paix menés, à Nairobi, au Kenya, entre le Premier Vice-Président soudanais, Ali Taha, et le Président du Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan (MPLS/A), John Garang, se poursuivaient et que la seule question encore en suspens, avant la possible adoption d'un cessez-le-feu permanent, portait sur le financement des forces armées du MPLS/A.

- Dossier Soudan du site de l'ONU