Les membres permanents du Conseil de sécurité présents à la Conférence sur l'Iraq

Les membres permanents du Conseil de sécurité présents à la Conférence sur l'Iraq

Kofi Annan aux côtés du Ministre des affaires étrangères de la Chine, Li Zhaoxing
En Chine, où il est en visite officielle, le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a indiqué aujourd'hui que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, dont la Chine, la France, la Fédération de Russie, en plus des Etats-Unis et du Royaume-Uni, participeraient à la Conférence sur l'Iraq mais que son « format » n'était pas encore arrêté.

En Chine, où il est en visite officielle, le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a indiqué aujourd'hui que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, dont la Chine, la France, la Fédération de Russie, en plus des Etats-Unis et du Royaume-Uni, participeraient à la Conférence sur l'Iraq mais que son « format » n'était pas encore arrêté.

Après s'être entretenu aujourd'hui avec le Ministre des Affaires étrangères, Li Zhaoxing, le Secrétaire général de l'ONU a indiqué, en réponse aux questions de la presse, que la question de la Conférence sur l'Iraq, qui doit avoir lieu à Charm el-Cheikh en Egypte, avait été abordée au cours de la rencontre.

Il a précisé qu'il s'agirait d'une « réunion importante » qui rassemblerait les Iraquiens, les pays voisins de l'Iraq et la communauté internationale « c'est-à-dire les P5 » comme sont désignés pour faire court les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, « certains membres du G8 [l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie plus l'Union européenne] qui ne siègent pas au Conseil, la Conférence islamique, la Ligue arabe et l'ONU.

Interrogé sur le fait de savoir si « la résistance iraquienne serait représentée », Kofi Annan a répondu que, « à ce stade, le format et la planification de la conférence faisaient encore l'objet de discussions » et qu'il n'était pas par conséquent en mesure de répondre à cette question.

« Le message qui sous-tend cette conférence est que la stabilité en Iraq est de l'intérêt de tous les pays et que la communauté internationale dans son ensemble doit faire tout ce qui est en son pouvoir [...] pour stabiliser l'Iraq », a déclaré le Secrétaire général.

Le ministre des Affaires étrangères chinois a appuyé ces propos en faisant observer que « la situation en Iraq restait grave », qu'elle « continuait à menacer la paix et la stabilité internationales » et que, par conséquent, il fallait trouver les moyens de détendre la situation dans le pays aussi rapidement que possible.

Le ministre a ajouté que la Chine avait actuellement 800 soldats enrôlés sous la bannière de l'ONU, plus de 150 policiers et quelques civils et qu'il s'apprêtait à envoyer 125 militaires rejoindre la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Quant au Secrétaire général de l'ONU, il a salué le « rôle très actif joué par le Gouvernement et le peuple de la Chine » dans les affaires mondiales et celles de l'ONU, que ce soit en matière de maintien de la paix ou en ce qui concerne les pourparlers à six sur la question nucléaire en Corée du Nord.

A la question posée par un journaliste d'Associated Press qui voulait savoir si les discussions avaient porté sur les droits de l'homme en Chine, Kofi Annan a répondu par l'affirmative après avoir précisé que la Commission des droits de l'homme et le Haut Commissaire aux droits de l'homme s'étaient rendus à plusieurs reprises dans le pays et qu'il espérait que la nouvelle Haut Commissaire pourrait effectuer à son tour une prochaine visite.

Le Secrétaire général, qui est parti de New York pour la Chine pendant le dernier week-end, doit également y rencontrer le Président Hu Jintao et, entre autres activités, prendre part aux cérémonies d'ouverture marquant le 25e anniversaire du partenariat entre l'ONU et la Chine.