La décision sur la Mission de l'ONU en R.D.du Congo maintient un sous-effectif, selon Kofi Annan

1 octobre 2004

Saluant la décision d'accroître l'effectif de la Mission de l'ONU en R.D. du Congo votée aujourd'hui, le Secrétaire général a néanmoins fait remarquer au Conseil de sécurité que le chiffre de 23 900 soldats préconisé dans son rapport du mois d'août, était le « minimum requis » pour faire face aux nombreux défis du pays.

Dans un texte diffusé après la décision du Conseil, Kofi Annan indique qu'en adoptant cette résolution, « le Conseil de sécurité avait pris une importante mesure et manifesté son soutien réitéré au processus de transition en République démocratique du Congo (RDC) » a déclaré aujourd'hui Kofi Annan,

Ajoutant que « la décision du Conseil d'étendre la Mission en y ajoutant 5 900 membres supplémentaires de l'armée et de la police civile contribuerait à améliorer ses capacités opérationnelles, qui sont en situation de grave sous-effectifs à l'heure actuelle (carte), il n'en a pas moins déclaré, dans ses remarques, qu'il devait « rappeler au Conseil, toutefois, que le nouveau plafond de 16 700 soldats au total se situe bien en dessous du chiffre de 23 900 soldats et de 507 policiers civils que j'avais recommandé dans mon rapport au Conseil, S/2004/650, en date du 16 août 2004.

« Je continue de penser que le total de la force militaire et de police recommandé dans mon troisième rapport spécial est le minimum requis pour répondre de façon efficace aux défis soulevés en RDC », a souligné Kofi Annan, tout en se indiquant noter avec satisfaction l'intention inscrite dans la résolution de « surveiller régulièrement la force et la structure de la MONUC ».

« J'espère sincèrement que le Conseil réexaminera favorablement la question des besoins de la MONUC », a conclut le Secrétaire général.

Dans l'intervalle et « au regard de cette réduction [par rapport à ses recommandations], la Mission d'observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) devra revoir l'étendue du soutien qu'elle peut apporter au processus de paix, dans la mesure où mes recommandations originales étaient faites sur des bases différentes », indique le Secrétaire général qui ajoute avoir donné des instructions dans ce sens au Département des opérations de maintien de la paix.

A la suite des massacres qui ont eu lieu à Gatumba, au Burundi, du 13 au 14 août dernier, mais aussi de l'instabilité dans les Kivus, en Ituri, et arguant de la vulnérabilité de la MONUC mise en évidence lors des incidents de Bukavu, encore accentuée par l'absence de forces de réserves, le Secrétaire général avait recommandé dans son rapport de porter l'effectif à 23 900 personnes (voir notamment notre dépêche du 20 août mais aussi notre dépêche du 18 août dernier.)

 

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