Grippe aviaire : vigilance toujours de rigueur, selon la FAO

27 septembre 2004

L'épidémie de grippe aviaire est « une crise aux dimensions mondiales » et nécessitera « pour un certain temps encore une vigilance permanente », met en garde l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture qui préconise l'abattage ou la vaccination selon les cas.

Dans un communiqué conjoint rendu public aujourd'hui simultanément à Rome et à Bangkok, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO en anglais) et l'Organisation internationale des épizooties (OIE) rappellent que l'épidémie de la grippe aviaire qui a démarré en Asie est « une crise aux dimensions mondiales » et nécessitera « pour un certain temps encore une vigilance permanente de la part de la communauté internationale » car « la menace continue de planer sur la santé aussi bien humaine qu'animale ».

« Les récents foyers de grippe aviaire en Chine, au Vietnam, au Cambodge, en Malaisie et en Thaïlande montrent que le virus est toujours en circulation dans cette région du monde et qu'il ne sera pas éradiqué de si tôt », préviennent la FAO et l'OIE.

C'est pourquoi, les deux organisations suggèrent que les recherches se poursuivent « notamment en ce qui concerne le rôle de la faune sauvage, des canards et des porcs dans la transmission du virus » et que les pays « renforcent davantage la surveillance et la lutte » malgré les progrès réalisés en matière de détection.

Une nouvelle publication intitulée « Recommandations de la FAO en matière de prévention, de lutte et d'éradication de l'influence aviaire hautement pathogène en Asie », préparée en collaboration avec l'OIE, passe en revue « les facteurs à prendre en compte pour lutter contre la maladie » et élaborer, dans chaque pays, « des stratégies ad hoc ».

En réponse aux controverses récentes sur la vaccination contre la grippe aviaire, l'OIE et la FAO réitèrent que « l'abattage d'animaux infectés est le meilleur moyen de contrer le fléau et, au bout du compte, s'en débarrasser ».

Toutefois, les deux organisations reconnaissent que cette politique n'est pas toujours adéquate ou pratique dans certains pays « du fait de considérations d'ordre social et économique ou encore du fait que le virus se trouve aussi chez la faune sauvage ou dans des villages éloignés ».

« Dans ces cas là, les pays souhaitant éradiquer la maladie peuvent recourir à la vaccination comme mesure complémentaire » explique les deux agences qui confirment que « l'utilisation du vaccin n'implique pas automatiquement la perte des marchés à l'exportation ».

Il a été démontré que l'utilisation du vaccin ne protège pas seulement les volailles en bonne santé mais qu'elle réduit aussi la virulence du virus contenu dans les excréments d'oiseaux infectés et donc la possibilité d'une transmission à d'autres oiseaux ou aux humains.

Mais c'est à chaque pays « qu'il revient de décider, au regard de sa situation particulière, s'il faut recourir ou non à la vaccination », concluent la FAO et l'OIE pour qui « la capacité de détecter et de réagir rapidement face au virus et la nécessité d'une notification opportune et transparente sont les facteurs en prendre compte pour décider de la vaccination ou non ».

« Toute stratégie de vaccination doit être développée en consultation avec les différentes parties prenantes, y compris le secteur privé », précisent les deux organisations qui ajoutent que « les types de volailles et de secteur de production à vacciner doivent être identifiés » et que « cela doit être clairement documenté ».

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