Mort de l'écolière palestinienne blessée par balle : l'UNRWA révoltée par la tragédie

27 septembre 2004

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens annonce aujourd'hui la mort de la fillette de 10 ans touchée à la tête par une balle alors qu'elle se trouvait dans son école et dénonce la « violence militaire absolument sans nécessité » qui a permis d'en arriver là.

A 7 h 45, le 7 septembre dernier, Raghda Adnan Al-Assar, 10 ans, se trouvait assise à son bureau dans la salle de classe de l'école élémentaire C dans le camp de réfugiés de Khan Younis, quand elle a été touchée à la tête (voir notre dépêche du même jour.)

L'UNRWA (acronyme anglais pour : Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) annonce aujourd'hui dans un communiqué que la petite fille est morte le 22 septembre à l'hôpital européen de Gaza à Khan Younis.

Peter Hansen, le Haut Commissaire de l'UNRWA s'y dit « horrifié par cette mort », le résultat, poursuit-il d'une violence militaire « qui n'est absolument pas nécessaire et ne peut tout simplement pas être justifiée. »

« Les écoles sont supposées être des hâvres de paix pour les enfants. Elles sont spécialement protégées par la Convention relative aux droits de l'enfant à laquelle Israël est partie », poursuit Peter Hansen qui ajoute qu'en d'innombrables occasions, il avait appelé Israël à respecter ses obligations au titre de la Convention et du droit humanitaire en général.

Il indique lui avoir demandé d'arrêter de tirer sur les écoles par crainte que des écoliers innocents soient inévitablement tués.

« Et maintenant, c'est arrivé, cette mort tragique et qui n'a pas de sens. Nous ne sommes pas parvenus à protéger cet enfant », ajoute le Haut Commissaire qui insiste : « ces tueries doivent prendre fin. »

L'UNRWA précise avoir demandé à plusieurs reprises au Gouvernement d'Israël de donner des instructions à ses Forces de défense d'arrêter de tirer à proximité d'écoles et que la réponse « de routine » des autorités israéliennes a été de réfuter que de tels tirs se soient produits ou d'invoquer des impératifs sécuritaires.

Des incidents semblables s'étaient produits auparavant sans toutefois entraîner la mort des victimes. En juin dernier, deux garçonnets de 10 ans avaient été blessés et en mars 2003, déjà à Khan Younis, une fillette de 12 ans, touchée à la tête, avait perdu la vue des suites de ses blessures.

 

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