Convention de Rotterdam : 14 produits chimiques ajoutés à la « liste noire »

24 septembre 2004

La première Conférence des Etats parties à la Convention de Rotterdam qui s'achève aujourd'hui à Genève a décidé d'ajouter 14 produits chimiques supplémentaires à la liste de ceux faisant l'objet d'une procédure alertant sur leur nocivité et d'établir à Bonn, Genève et Rome le Secrétariat permanent de la Convention.

Les ministres et hauts fonctionnaires de 130 gouvernements réunis à Genève depuis le 18 septembre sont tombés d'accord pour ajouter 14 autres produits chimiques et pesticides à la liste des 27 autres produits figurant sur la « liste noire », selon le terme du communiqué de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) annonçant la décision, qui font l'objet de la procédure dite « de consentement préalable en connaissance de cause. »

En vertu de cette procédure, aussi appelée procédure PIC selon son acronyme anglais, les exportateurs des produits chimiques considérés comme particulièrement nocifs inscrits sur cette liste spéciale sont tenus d'obtenir le consentement préalable « en connaissance de cause » de l'importateur avant de procéder à leur expédition.

La Convention de Rotterdam, entrée en vigueur le 24 février dernier, rend cette procédure juridiquement contraignante.

Il était question, indique le communiqué de la FAO d'ajouter un quinzième produit, l'amiante chrysotile, à la liste des produits concernés mais un consensus n'a pas été trouvé au cours de cette première rencontre de Etats parties à la Convention.

"En augmentant de près de 50 pour cent le nombre de pesticides et produits chimiques qui font l'objet de la procédure de consentement préalable avant d'être exportés, les gouvernements ont accordé à la Convention de Rotterdam un formidable vote de confiance", selon Mme Louise Fresco, Sous-directeur général de la FAO responsable du Département de l'agriculture.

La conférence ministérielle a également mis sur pied un Comité ad hoc dont la tâche essentielle consiste à évaluer les propositions visant à ajouter à la « liste noire » d'autres produits ou pesticides jugés dangereux et nocifs pour la santé et l'environnement et permettant ainsi une mise à jour permanente.

Le Secrétariat de la Convention, il a été convenu que le siège soit établi à Bonn, Genève et Rome continuera à être conjointement assuré par la FAO et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

"L'assistance technique aux pays en développement sera un élément essentiel pour le succès à long terme de la Convention", selon M. Klaus Töpfer, Directeur exécutif du PNUE. "Des ressources nationales et internationales seront nécessaires pour poursuivre le chemin entamé et faire en sorte que la Convention de Rotterdam devienne un rassemblement universel."

La prochaine conférence ministérielle devrait se tenir dans environ un an.

 

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