Iraq : un rétablissement de la paix qui prendra du temps

Iraq : un rétablissement de la paix qui prendra du temps

Le conflit en Iraq est-il destiné à devenir un de ces nouveaux conflits interminables au Moyen-Orient ? Nous ne pouvons pas nous le permettre, a déclaré Kofi Annan qui a indiqué toutefois que, selon lui, la stabilisation de l'Iraq serait longue.

Toujours au Mexique, le Secrétaire général de l'ONU, interrogé par la presse sur la situation en Iraq et sur le risque éventuel de voir le conflit qui s'y développait durer aussi longtemps que les autres crises au Moyen-Orient où « il avait fallu plus de 20 ans avant d'y faire quelque chose », a répondu qu'il s'agissait d'un sujet de grande préoccupation pour l'ONU.

« Nous avons été activement engagés sur le terrain, avons cherché à aider les Iraquiens à traverser sans problème le processus de transition et à former un gouvernement du peuple travaillant pour le peuple de façon à ce que les Iraquiens se retrouvent en charge de leur destin et de leurs ressources économiques », a déclaré Kofi Annan qui a remercié le Mexique pour avoir reçu un groupe de fonctionnaires iraquiens pour les former aux futures élections.

Quant à savoir quand l'Iraq retrouverait la paix, Kofi Annan a déclaré qu'il avait le sentiment que cela prendrait longtemps. « Combien de temps les gouvernements [impliqués en Iraq] vont tenir le cap, je ne peux le dire. Mais le processus sera long », a poursuivi le Secrétaire général qui a cependant ajouté que la stabilisation de l'Iraq était de l'intérêt de tout le monde

« Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir un Iraq déstabilisé au milieu de la région. C'est pour cela que nous allons faire toute ce qui est en notre pouvoir pour rétablir la paix et la stabilité en Iraq », a-t-il déclaré.

A propos de la lutte contre le terrorisme, il a souligné que « le Conseil de sécurité de l'ONU était très actif « car nous croyons et je crois qu'un des moyens les plus efficaces de lutter contre le terrorisme est d'obtenir la coopération internationale et d'avoir des gouvernements qui travaillent ensemble et font en sorte que personne ne fournisse de refuge aux terroristes, que personne ne leur apporte de soutien logistique ou leur permette d'ouvrir des comptes bancaires et d'échanger des informations », a-t-il déclaré.